jeudi 17 décembre 2009

Gentilshommes De Fortune (B. Lavilliers)



J'ai oublié jusqu'à mon nom
En grattant de mes doigts fragiles
Jusqu'au plus profond de l'argile
Pour trouver l'or de Salomon
On est des milliers dans la mine
Tremblants de cette fièvre d'or
On creusera jusqu'à la mort
Pour cette couleur assassine
Le soleil est au fond du trou
Qui suinte l'eau et la vermine
On est des milliers dans la mine
Accrochés à ce rêve fou
Le silence des jungles
A recouvert les corps
Des indiens massacrés
Aux frontières colombiennes
Quand plane le curare
Et crache le FM
Quand passent les barbares
Sur les corps des indiennes
Tu sais, l'odeur du sang
Et de l'or est la même
Mais la vierge amazone
Ne s'est jamais donnée
Qu'à quelques gentilshommes
Qui n'ont rien demandé
Rien demandé
Saigne la boue, monte l'échelle
Les yeux creusés, le dos en sang
Quand les sourires n'ont plus de dents
Et que la main colle à la pelle
Et si tu tombes du scorbut
Au fond des jungles du Para
Au bord de Serra Pelada
Tu n'auras pas atteint ton but
T'auras pas supporté le poids
De tous les carats de l'or brut
Les années, les heures, les minutes
Au fond de Serra Pelada
Le silence des jungles
A recouvert les corps
Des indiens massacrés
Aux frontières colombiennes
Quand plane le curare
Et crache le FM
Quand passent les barbares
Sur les corps des indiennes
Tu sais, l'odeur du sang
Et de l'or est la même
Mais la vierge amazone
Ne s'est jamais donnée
Qu'à quelques gentilshommes
Qui n'ont rien demandé
Les uns se sont perdus
Dans le fond des lagunes
Les autres devenus
Gentilshommes De Fortune
Ou d'infortune





















El Faraon de la Bachata Luis Segura en vivo en Santiago (larga duracion)


Dédicacée a Manu y Fernando ........................................Ya tu sabe!!!

dimanche 13 décembre 2009

Le Guen ha du


le  Telégramme de Brest 

le 13 décembre

Les Lions indomptables

Et vous, serez-vous supporteur des Bleus au Mondial d'Afrique du Sud, en juin? Au cas où quelques épisodes récents auraient douché votre enthousiasme, vous pourrez toujours reporter votre ferveur footballistique sur les Lions indomptables, l'équipe du Cameroun managée par le Breton Paul Le Guen, qui fut joueur à Brest et entraîneur duPSG. Il était de passage, ce week-end, dans sa commune de Pencran, près de Landerneau, dont le député n'est autre que l'homonyme Jacques Le Guen, celui-là même que Nicolas Sarkozy a décidé d'envoyer en Afrique pour l'éloigner un peu de l'Armorique. Deux Lions indomptables, ces Le Guen! Mais tout de même, quelle curieuse coïncidence. Quand on sait que Le Guen en breton, signifie Le Blanc, on se dit que les Africains vont finir par se demander si, avec l'arrivée de tous ces Blancs, on n'est pas en train de leur jouer une nouvelle version de la colonisation derrière Le Guen ha du!

Sorcier blanc

Le monde est petit. Encore plus qu'on ne le croit car la conseillère générale de Landerneau, Marie-Françoise Le Guen, mère de Paul Le Guen, est également la suppléante de Jacques Le Guen. Vous suivez? Si, pour ses Lions indomptables, Paul cherche un spécialiste des gris-gris capable, à lui seul, d'embobiner l'équipe adverse, il peut toujours faire appel à JacquesLeGuen. Même Sarkozy s'est fait emberlificoter!

Libre pour le mercato
À Landerneau justement, elle a fait du bruit, la démission d'un autre Lion indomptable, l'ex-maire PS Jean-Pierre Thomin. Lâché par ses amis socialistes qui ne veulent plus de lui à la Région où il siégeait, Thomin a rendu son tablier d'élu municipal. Du coup, on se demande s'il ne pourrait pas devenir une recrue de choix pour le mercato d'hiver. L'UDB, le Parti breton ou Christian Troadec pourraient bien faire des offres de service à celui qui était en charge de la culture et de la langue bretonne à la Région, qui parle le breton et le gallois et qui est soutenu par les milieux culturels. Si, avec tout ça, il ne reçoit pas une offre de transfert, c'est qu'on ne comprend plus rien au football!

Mademoiselle M.
Edmond Hervé fut lui aussi, pendant longtemps, le Lion indomptable de Rennes, ce qui lui valut d'affronter une tigresse nommée Malgorn, Bernadette de son prénom et préfète de Région par vocation. On ne sait si c'est une séquelle de ces temps agités mais Edmond Hervé, pendant une interview télé, a parlé à plusieurs reprises de «Mademoiselle Malgorn». On doute qu'il ait voulu la rajeunir pour lui faire plaisir. On pense plutôt qu'il a utilisé le titre de Mademoiselle comme le veut l'usage de la Comédie française pour celles qui viennent de décrocher un premier rôle. À moins qu'il n'ait songé à la Grande Mademoiselle, proche de Louis XIV comme Bernadette l'est de Sarkozy. Reste, bien sûr, une autre hypothèse: c'est qu'Edmond Hervé soit retombé en enfance!

Pauvre Le Bris!
Le député PS Gilbert Le Bris, indomptable lion de Concarneau pendant vingt ans, est confronté à un dilemme: le magazine Capital de décembre a décerné à Concarneau le titre de première ville bretonne pour le pourcentage de redevables à l'impôt sur la fortune et de niveau moyen du patrimoine, selon des chiffres du ministère des Finances. Bref, Concarneau est une ville de rupins! Une image un peu compliquée à gérer quand on a été maire socialiste de la cité aussi longtemps. Du coup, Le Bris a pris sa plume la moins chère pour expliquer que Concarneau «n'est pas une ville riche», des fois que ses collègues du PS auraient commencé à le regarder de travers et à lui trouver une tête de paradis fiscal!  

grainsdesel@letelegramme.fr

samedi 12 décembre 2009

Saint-Domingue. De la bière brestoise dans les récifs

12 décembre 2009 - 
Lambézellec, aujourd'hui l'un des quartiers de Brest, fut un haut lieu de la production de bière. Une bouteille datant de plus d'un siècle vient d'être retrouvée par un plongeur à Saint-Domingue.


Si Cabarete est célèbre dans les Caraïbes, ce n'est pas pour ses filles, ni pour son temps de curé. Au contraire. Réputé pour ses vents soutenus et son «reef»(récif), ce site de la côte nord de la République dominicaine attire, tout au long de l'année, les amateurs de sports de glisse du monde entier, kite-surf en tête. Les plongeurs y sont aussi à la fête. L'un d'eux, un retraité américain passionné d'archéologie, y a fait une étonnante découverte, il y a quelques jours, à environ 5m de profondeur: une très vieille bouteille de bière marquée du sceau d'une brasserie brestoise aujourd'hui disparue, la Grande Brasserie de Lambézellec. L'objet a été confié à son professeur de kite, Éric Bageot, un Français partageant son temps entre Cannes et les Antilles. «La bouteille, d'un litre environ, a perdu la cire de son bouchon mais on peut y lire distinctement ?Lambézellec? ainsi qu'un nom, ?A.Bertray?. Mes recherches pour trouver l'origine de ce nom sont restées vaines. Peut-être s'agit-il de celui du maître brasseur ou d'un des gros clients de la brasserie», confie Éric Bageot.
Du verre moulé
«Seule certitude, la bouteille date d'avant 1900. Son verre est en effet moulé et non soufflé, une technique qui n'avait plus cours au XXesiècle». La Grande Brasserie de Lambézellec, située au Spernot et aujourd'hui disparue du paysage brestois, a débuté sa production en 1837. Au plus fort de son activité, elle débitait plus de 47millions de bouteilles de bière par an et employait près de 500 personnes. Plus tard, rachetée par de célèbres brasseurs, elle allait commercialiser les marques «Meuse» (aussi baptisée «Blonde de Kérinou») et «Valstar», avant de fermer définitivement ses portes en 1981.
Une bière «Royale»
Elle fournissait notamment les ouvriers de l'Arsenal et les hommes de la Marine nationale (l'une des bières produites à Lambé a d'ailleurs pour nom «La Royale»).  
L'un des marins s'en est-il débarrassé en croisant au large de Saint-Domingue? Peu probable, la bouteille étant pleine. Plus plausible, la bouteille se trouvait à bord d'un navire naufragé. «Le récif de Cabarete est très dangereux. Nombre d'épaves témoignent des difficultés de navigation dans le secteur», constate Éric Bageot. Cette bouteille peut être également considérée comme un nouveau témoignage de la présence d'une importante colonie bretonne à l'époque dans le secteur. Plusieurs lieux-dits font référence à notre région, l'une des plus belles plages de l'île s'appelant d'ailleurs «Playa El Breton».
Alain Coquil


Assurance touriste

25 juillet 2009
Entre l'anniversaire du premier pas sur la Lune et l'éclipse solaire en Asie, ça volait haut cette semaine. Mais l'événement le plus marquant restera, bien sûr, la spectaculaire éclipse du soleil qui a duré six jours au-dessus de la Bretagne. Mieux qu'en Asie! Une éclipse totale, visible de toute la pointe armoricaine puisque des témoins ont affirmé avoir observé le phénomène au-dessus du planétarium de Pleumeur-Bodou comme dans le Pays bigouden mais aussi dans les monts d'Arrée et à Brest-même. Six jours d'éclipse solaire, les Asiatiques peuvent aller se rhabiller! Pour observer le phénomène, nul besoin de lunettes: il était visible à l'oeil nu. Mais pour le voir de près, il valait mieux être harnaché comme Armstrong sur la Lune: combinaisons étanches et bottes en caoutchouc. Chez les sujets les plus sensibles, notamment les vacanciers, cette éclipse solaire a pu provoquer des irritations, voire même des boutons. Et, surtout, une furieuse envie de faire comme Armstrong et de changer de planète! Mais ces facéties du ciel breton vont bientôt devenir beaucoup plus supportables grâce à la nouvelle assurance-météo que vient de lancer une compagnie à l'intention des vacanciers. Le principe: si vous subissez quatre jours consécutifs de mauvais temps, vous avez droit à une prime de consolation. Du pécule par temps de chiottes, fallait y penser. Certes, ce n'est pas le jackpot à Las Vegas mais avec le temps qu'on a eu cette semaine, certains vacanciers avaient de quoi se faire un peu de beurre. Ce type de garantie-météo va-t-il se généraliser? C'est possible. Et on se demande, du coup, si l'assurance touriste ne va pas devenir une pratique très tendance en Bretagne. Et peut-être même un jeu, pour tenter de gagner un peu d'oseille, comme le tiercé du dimanche. Avant de venir en Bretagne, les meilleurs pronostiqueurs étudieront le terrain comme d'autres se plongent dans Paris-Turf. Ils appelleront Tonton Yves pour qu'il leur sorte tous les dictons de saison («A la Saint-Jacques, sors ton hamac»), ils regarderont si on est bien dans l'année des 13 lunes, si les hirondelles volent bas, si les hortensias ont des pucerons, si le coucou coucoule... Et surtout, ils appelleront Tante Marie pour savoir si elle a de l'arthrose. En général, quand Tante Marie dit qu'elle a l'arthrose, c'est que l'anticyclone des Açores ne va pas aller fort. On peut souscrire l'assurance! Mais que les parieurs soient prudents et n'aillent quand même pas prendre des risques inconsidérés en investissant en masse dans l'assurance touriste. Car ils doivent savoir qu'en Bretagne, on n'est jamais à l'abri d'une journée de beau temps!
René Perez

jeudi 3 décembre 2009

Tout En Camions v/s Chicken Run






Ce message est adressé à certains initiés en souvenir d'une aventure vécue dans le désert soudanais en 2001 2002

samedi 21 novembre 2009

La Blanche Afrique

Les Colombiens utilisent l'ouest du continent comme zone de transit vers l'Europe.

Maurin Picard à Vienne
 Le Figaro 20/11/2009 | Mise à jour : 21:28 |

La déflagration a secoué toute la région de Bourem, aux confins du Tilemsi, le désert du nord-est malien. Dans la journée du 5 novembre, un avion de ligne de type Boeing explosait en bordure d'une piste d'aviation rudimentaire à Almoustras, à 180 km au nord de la ville de Gao. Saisie de l'enquête, la gendarmerie malienne a conclu que l'avion avait manqué son décollage et avait été abandonné sur place, ses mystérieux occupants prenant soin de l'incendier pour ne pas laisser de traces.
Depuis, dans le Tilemsi, les langues se délient, répercutées dans la presse locale. Cela ferait plus de deux ans que la région, à mille lieues de toute agglomération, sert de terrain de délestage pour les narcotrafiquants colombiens, qui ont choisi l'Afrique de l'Ouest comme zone de transit pour la drogue à destination des marchés européens. Que contenait le Boeing d'Almoustras ? « On estime que sa cargaison était constituée de cocaïne et d'autres substances illicites », indique Alexandre Schmidt, le chef du bureau régional de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) à Dakar. Seule certitude, le Boeing, un vieux coucou sans aucun plan de vol répertorié, provenait d'Amérique du Sud. Il se serait ravitaillé en kérosène au Venezuela, sans que l'on sache s'il était parti de ce pays ou d'un autre État de la région.
La nouvelle de l'incident s'est propagée comme une onde de choc à travers la région, où jamais les trafiquants de drogue n'avaient été surpris à utiliser des gros-porteurs. Jusqu'à présent, les cartels de Colombie utilisaient soit de petits jets privés, soit des hors-bord déchargeant les cales de cargos croisant au large de la Guinée-Bissau, havre des narcotrafiquants sud-américains.
Pour l'ONUDC, l'affaire du Boeing n'a rien de rassurant. «Elle confirme nos craintes : le trafic se développe plus au sud, plus à l'intérieur des terres, souligne Walter Kemp, porte-parole au siège de l'organisation à Vienne, en Autriche. Il ne se contente plus de proliférer le long de la façade côtière. » Surveillés de près par les marines des puissances occidentales, dont les navires croisent au large des côtes africaines, les trafiquants cherchent de nouveaux points de chute, comme le désert du nord-est malien, infesté de bandes armées en rébellion face à Bamako et dont certaines se revendiquent de la mouvance islamiste d'al-Qaida au Maghreb islamique. «Les routes de la drogue sont en train de changer, constate Walter Kemp. On a la sensation bien palpable que les opérations des narcotrafiquants deviennent de plus en plus importantes, de plus en plus sophistiquées », comme en témoigne le Boeing fantôme de Gao, dont le chargement en stupéfiants divers et variés s'élevait probablement à plusieurs tonnes.

Des capacités de production locales

Ce n'est pas le seul développement inquiétant. De nouvelles organisations criminelles sont apparues, qui se mêlent de trafic de drogue, mais également de la contrebande de cigarettes, de pétrole et de médicaments, comme l'évoquait un rapport édifiant de l'ONUDC en juillet. Ces nouveaux acteurs proviennent du Nigeria et ils s'approvisionnent au Brésil, empiétant sur le terrain de chasse des Colombiens en Afrique de l'Ouest. Un affrontement entre ces groupes paraît inévitable. Et il sera sanglant, forcément.
Comme si tout cela ne suffisait pas, une autre découverte récente est venue bouleverser les certitudes des experts de la lutte antidrogue, à l'ONU comme à Interpol. Fin juillet, à Conakry, en Guinée, la police est tombée sur des laboratoires recélant des précurseurs chimiques, du type de ceux qui servent à élaborer la cocaïne et l'ecstasy. «Cela prouve l'existence de capacités de production de stupéfiants à Conakry », souligne Alexandre Schmidt. Désormais, les trafiquants acheminent de la coca non raffinée en Afrique de l'Ouest, ce qui leur offre un risque moindre : en cas de saisie, ils perdent beaucoup moins d'argent. »

mardi 17 novembre 2009

Gabon : Un sorcier du PK7 derrière les barreaux

Gabon : Un sorcier du PK7 derrière les barreauxUn ressortissant camerounais de 51 ans, Michel Ndjonga, habitant le PK7, à la périphérie Est de Libreville, sera déféré devant le Parquet de Libreville ce 10 novembre pour répondre des faits de sorcellerie dont il est accusé. Après de nombreuses plaintes des voisins, monsieur Ndjonga aurait été pris en flagrant délit de rite incantatoire utilisant du sang et des restes humains.

Le Parquet de Libreville devra délibérer ce 10 novembre sur le sort de Michel Ndjonga, un ressortissant camerounais de 51 ans habitant le PK7, à la périphérie Est de Libreville, pris en flagrant délit de sorcellerie.

Un travail difficile pour la justice gabonaise qui devra trouver, au delà des témoignages sur les «délits spirituels» de l'accusé, des preuves tangibles de la nuisance de ces pratiques. Un délibéré qui ne devrait pourtant pas être si disputé au regard des nombreux «fétiches» découverts dans son appartement, utilisant notamment du sang et des restes humains.

Le «sorcier» aurait été découvert le 28 octobre dernier, alors que le bailleur de ce dernier avait résolu de se séparer de son locataire suite aux plaintes répétées des voisins. Mais avant de partir, Michel Ndjonga a dû récupérer l'arsenal magique dissimulé à quelques centimètres sous terre, sous son lit, et déplacer l'esprit avec lequel il avait pactisé.

C'est pendant ce rite invocatoire que le bailleur aurait découvert le pot aux roses. Alertant les forces de l'ordre, le sujet camerounais a été mis derrière les barreaux et interrogé, tandis qu'un maître spirituel, ou «nganga», aurait été sollicité par les forces de l'ordre pour déterrer les fétiches du «sorcier».

L'interrogatoire aura été aussi fructueux que la perquisition. Non content d'avouer s'être procurer un «esprit satanique» communément appelé «arc-en-ciel» au CongoBrazaville, et de donner force détails sur la manière dont il l'invoquait, plusieurs objets compromettants ont été découverts à quelques centimètres sous terre, sous son lit, notamment un tube contenant du sang humain, des restes humains dont un doigt d'enfant, des écailles de tonnerre et de serpent, la dent d'un caïman, des ongles, ou encore des morceaux de cheveux. C'est surtout cet arsenal qui devrait servir à incriminer le «sorcier» devant le tribunal de Libreville.

Au terme des enquêtes menées dans le voisinage de monsieur Ndjonga, il a notamment été découvert que cet «esprit maléfique» se manifestait sous la forme d'un serpent noir que le «sorcier» logeait sous son lit. «Il arrivait parfois qu'on voit un serpent noir aux alentours. Lorsqu'on voulait le tuer, il disparaissait aussitôt», témoigne par exemple un riverain.

Mais les nuisances étaient d'abord faites aux voisins directs de monsieur Ndjonga, dont le sommeil était fortement perturbé par les pratiques de ce dernier. «Les autres locataires se sont plaints auprès de moi plusieurs fois. Je n'avais pas d'abord pris les premières plaintes au sérieux. C'est lorsqu'ils ont insisté que j'ai commencé à me plier à la réalité», explique le bailleur.

Une riveraine qui dormait un jour chez un des locataires, affirme même avoir senti un serpent se glisser sur son corps. «Il était 4H du matin ce jour là, lorsque j'ai senti cela, je me suis vite habillée pour rentrer chez moi», explique-t-elle.

Michel Ndjonga devrait être fixé sur son sort dès aujourd'hui, et ses voisins du PK7 retrouver un sommeil serein.

Source : Gaboneco
Mardi 10 Novembre 2009 - 17:39

lundi 16 novembre 2009

Léonards v/s Bigoudens

Editorial du Télégramme de Brest Samedi 14 novembre 2009

Bloavez maths! La fac de Rennes 1 vient d'entrer dans le Top100 des meilleures universités du monde dans le domaine des mathématiques. Le fameux classement de Shanghai, qui distingue également plusieurs grandes écoles françaises dans ce même enseignement, témoigne que les Bretons ont bien leur part dans les performances de l'école française de mathématiques, réputée la meilleure du monde. Ces dernières années, les plus prestigieux prix de maths ont été glanés par des Français et la crise a révélé qu'à la Bourse de Londres, les jeunes traders venus de ce côté-ci de la Manche sont très recherchés. Si les Anglais sont même allés jusqu'à confier la direction de leur Bourse à un Français, ce n'est sans doute pas seulement parce qu'il possède un livret de Caisse d'Épargne. C'est dans ce contexte porteur qu'il faut probablement inscrire la performance d'Antoine Saout aux championnats du monde de poker à Las Vegas, où le jeune Morlaisien vient de rafler plus de 2millions d'euros. S'il a réalisé la meilleure performance française de tous les temps, il le doit sans doute à un sang-froid peu commun. Mais il faut aussi voir la bosse des maths dans sa capacité-express à faire des calculs de probabilité et à analyser, en un éclair, le ratio entre le risque et le gain potentiel. Ce garçon est une mécanique sophistiquée. Alors on se dit que les plus grandes banques aimeraient assurément s'attacher ses services pour en faire un de ces traders capables de multiplier les milliards comme des petits pains. Il a tout d'un grand puisque les coulisses de la finance mondiale ressemblent désormais aux casinos de Las Vegas. Les jeux sont faits, rien ne va plus... C'est d'ailleurs sur cet argumentaire que va s'appuyer la défense d'un autre jeune Breton dont le nom a fait le tour de la planète:Jérôme Kerviel. Son pourvoi a été rejeté, cette semaine, et le trader bigouden devra donc passer prochainement en correctionnelle pour expliquer comment il a fait perdre à sa banque, l'équivalent de deux porte-avions nucléaires. Sans doute ses défenseurs vont-ils arguer que Jérôme Kerviel était une sorte d'Antoine Saout qui pouvait miser autant de jetons qu'il le voulait sous la tutelle d'une direction peu regardante, pour ne pas dire sournoisement bienveillante. Autant dire que les deux jeunes Bretons pourraient inverser les rôles. Kerviel ferait un bon joueur de poker et Saout un trader de choc. Et puis, n'oublions pas que l'un est Bigouden et l'autre Léonard. Si vous ne voyez pas le point commun, c'est qu'il vous manque quelques notions de base sur l'identité bretonne...
René Perez

Linterna dominicana / Lampe torche dominicaine


lundi 9 novembre 2009

VIVIR EN REPUBLICA DOMINICANA

PARA PODER VIVIR EN REPUBLICA DOMINICANA HAY QUE TENER...

El que vive en la Republica Dominicana vive en cualquier lugar del mundo,
aquí para vivir se necesita.:
1- Un inversor con 4 baterías 
2- Un Tinaco o una Cisterna 
3- Un buen seguro Medico 
4- Mas de un celular porque siempre hay una compañía de teléfono que no tiene red. 
5- Un Militar o un Político que te apoye si tienes un inconveniente. 
6- Un Prestamista explotador 
7- Y para completar un colmadon que te fíe par de Jumbo cuando ya la quincena se esfumó y el pico esta como un tira piedra.

mercredi 4 novembre 2009

A lire : Petits blancs vous serez tous mangés

Jean Chatenet

Auteur : Jean Chatenet
Edition : Grandvaux
Pays d'édition : France
ISBN : 978-2-909550-54-1
Genre : roman
Prix : 15.00 EUR
Nombre de pages : 340
Voici la réédition d'un des livres les plus intelligents écrit sur l'Afrique.
Le sens du récit de Jean Chatenet, son regard juste et tendre sur une Afrique bien mal partie permettent à chacun de "se faire une idée".
Car l'auteur ne juge pas.
Il crée des personnages tous imaginaires à partir d'évènements vécus.
Passionnant.

On compare souvent l'Afrique à un chaudron, image commode pour qui se tient à l'extérieur. Cette histoire se place au contraire à l'intérieur de l'Afrique. Elle ne l'utilise pas comme décor, mais se meut dans le milieu réel où se frottent les formes infinies de l'espoir et de l'injustice. Beaucoup de personnages sont des Africains, bien sûr, mais les deux principaux sont des Blancs. L'un, André Juvénal, planté depuis assez longtemps en terre africaine pour désirer et redouter à la fois d'y prendre racine.
L'autre, Christian Marion, que son métier de journaliste a envoyé là pour tout juger en un clin d'oeil.
Mais au contact de Juvénal, et jusque dans sa fin tragique, Marion découvre ce qui se cache derrière les paysages fascinants, la menace étouffante de la forêt, les secrets inavouables de la ville noire-blanche.
Il découvre la pire des maladies tropicales : la certitude d'en savoir assez long sur l'Afrique pour ne rien apprendre d'elle.

mardi 27 octobre 2009

Dia de los Muertos - Spécial Toussaint

Asi es como celebramos el Dia de Muertos en Oaxaca...
This is how we celebrate "The Day of the Dead" in Oaxaca"...



The Day of the Dead, November 2, is a national holiday in Mexico and is promoted widely as an effort to preserve indigenous traditions as well as to encourage tourism. Día de los Muertos is also widely observed and celebrated throughout the United States. Nowhere, however, in Mexico or in the United States, is the celebration more important, more authentic, more meaningful and moving, and more colorful than in Oaxaca. The many years of experience of Tierra del Sol in Oaxaca gives you a unique opportunity to share every aspect of the Día de los Muertos with the marvelous people of Oaxaca and learn why it is a celebration of life as well as a recognition and honoring of the dead.

The Day of the Dead or Día de los Muertos is not only one of the most important celebrations in Oaxaca, it is also one of the most visited by tourists and others who want to see the "quaint" and "picturesque" practices associated with this observance. The idea of passing the night in the cemetery with music, food and gaiety strikes them as strange, as does the emphasis on all aspects of death, skeletons as decoration, special altars honoring the deceased, the poetry and pageantry.

Dias de Muertos
La celebración de los Días de Muertos en Oaxaca es una ceremonia popular que invoca a los espíritus de los ancestros para invitarlos a "convivir" en el mundo terrenal, por lo que se procura agasajarlos en la forma más atenta. Su visita entre nosotros obedece a un permiso obtenido desde el más allá para que las ánimas de los difuntos puedan visitar a sus parientes. Los muertos retornan a su hogar por que son atraídos por sus antiguas pertenencias o por el amor de sus deudos.

Es posible asegurar que ninguna población de México permanece indiferente a tan arraigada tradición que de alguna forma fortalece los vínculos familiares evocando la memoria de los seres queridos.

Existen vestigios de las representaciones de la muerte llevados al cabo por las diversas culturas que florecieron antes de la llegada de los españoles. Dichas culturas sostenían que con los vientos fríos del norte, llegaban los espíritus de sus muertos a visitarlos y para recibirlos organizaban fiestas en su honor.

Desde la evangelización de Oaxaca llevada al cabo por los Dominicos Fray Gonzalo Lucero y Fray Bernardino de Minaya, a la cabeza de un sinnúmero de misioneros civilizadores; se implementaron las fechas para celebrar a los Fieles Difuntos, tomándose como resultado del culto a los muertos que ya tenían los pueblos aborígenes y las preces de la Iglesia por los antepasados.

En la actualidad la celebración de Muertos se inicia a mediados del mes de octubre con la adquisición de los productos que habrán de colocarse como ofrenda en un altar. Desde muy temprano, los mercados se instalan y se visten de olores y colores característicos, entonces comienza la concurrencia de deudos.

Puede encontrarse entre los productos característicos de la temporada: el mole negro, los dulces oaxaqueños, entre los que no puede faltar la calabaza en conserva, las manzanitas de tejocote y el nicuatole, acompañados por el chocolate y el pan de muerto. Todo esto y las frutas de la estación son elementos que se utilizan para adornar los Altares de Muertos y para rodear las ofrendas que se colocan en honor a aquellos que han partido ya de este mundo.

El primero de noviembre es día de "llevar los muertos", la costumbre consiste en obsequiar a parientes y amistades de la familia una dotada muestra de las viandas que integran la ofrenda de muertos. La entrega se hace casa por casa. Este día se venera a los "angelitos", es decir a los parientes que murieron siendo niños. El día dos de noviembre se venera a los finados adultos.

Todos los Santos y los Fieles Difuntos son ocasiones para que nuestro pueblo ejerza sus ancestrales costumbres. Algunos, orando por sus familiares pasados, otros yendo a los cementerios para adornar las sepulturas que permanecen en los panteones, elaborando así los ALTARES DE MUERTOS.

Gran parte de la preparación de estas fiestas se ve reflejada en la construcción de los Altares de Muertos, ofrenda que se hace para honrar a los familiares fallecidos, ya que según la creencia popular, ellos vendrán a visitar sus moradas y a sus familias en este día. Los Altares de Muertos, son instalados en las casas de sus familiares o en los mismos panteones sobre las tumbas y la varía de acuerdo a las tradiciones de cada región. Todo lo que el fallecido disfrutó en vida, es recordado al preparar el altar; la ofrenda se coloca el día 31 de octubre por la mañana, y es todo aquello que los deudos vendrán a saborear y disfrutar. 


Araceli Collazo & Paloma Negra Live -
Concierto en Celebración de Día de Muertos/
Concert in Celebration of Day of the Dead
Noviembre 1, 2008/November 1, 2008 - Monterrey, Nuevo León

Músicos en este clip/Musicians in this clip:

Araceli Collazo - Vocals

Dominic Garcia - Musical Director, Cajon Peruano
http://www.myspace.com/dominicgarciam...

Ramses Esquivel - Guitar
http://www.ramses.com.mx/

Saul Escobedo - Camera 1, Post Production and Graphics
http://www.hongofilms.com/

Homero Santos - Camera 2

Mi profundo agradecimiento a nuestro patrocinador, Valle de la Paz y a todos los que hicieron este evento posible. Especialmente al hermoso público durante los tres conciertos.

My profound gratitude to our sponsor, Valle de la Paz, and everyone who made this event possible. Especially to the beautiful crowds during our three concerts.


http://www.palomanegraworld.com/
http://www.valledelapaz.com.mx/
http://www.aracelicollazo.com/

Spécial Toussaint - Dia de los Muertos

Dia de los Muertos en Mexico




Les valeurs françaises selon Eric besson .............



Une autre video plus récente vient  d'être supprimée de YouTube pour "infraction aux conditions d'utilisation" probablement victime de son succès dans les spéciales dédicaces...............


lundi 26 octobre 2009

Statues, dolmen et compagnie

Grains de sel. le Télégramme du 25 octobre 2009 

Statues, dolmen et compagnie



C'est fait ! La Vallée des saints accueille ses premiers visiteurs dans la petite commune de Carnoët (22), venant découvrir les statues inaugurant la série de sculptures qui donneront son nom au site. Et pendant ce temps-là, du côté de Ploermel(56), la Libre pensée ne désarme pas.
Elle compte bien réussir à faire enlever, et rendre à son propriétaire, la statue du pape Jean-Paul2, érigée dans la commune, il y a trois ans, sous l'égide de l'ancien maire, PaulAnselin. Cette érection d'une oeuvre religieuse ayant bénéficié de financements publics, le recours de la Libre pensée est toujours en cours de traitement au tribunal administratif. Si le pape est un jour frappé d'un arrêté d'expulsion, on connaît un petit coin des Côtes-d'Armor où il devrait, logiquement, trouver une terre d'asile.

La vallée de travers ! La localisation de cette Vallée des saints à fait des déçus dans plusieurs communes. Mais c'est à Carhaix (29), pourtant toute proche du site, que l'affaire a entraîné une polémique de tous les diables, le maire, Christian Troadec, reprochant à un de ses administrés d'avoir torpillé la candidature carhaisienne. L'affaire a pris une telle tournure que le maire, fidèle à une solide habitude, menace même de faire appel aux tribunaux. Avec toutes ces histoires de statues, il ne manquerait plus que la Justice, à son tour, statue...

Pas en odeur de sainteté À Carnoët, on ne sent pas l'odeur. Non, ça ne vient quand même pas jusque-là. Et pourtant, dans le petit bourg voisin de Trébrivan, une singulière affaire a défrayé la chronique : les tensions entre voisins à propos d'un bouc, El Kebab, sentant si fort pendant la période de rut qu'une plainte a été déposée et qu'il a fallu mandater un expert. Rien que ça ! À vue de nez, l'expert a déterminé que l'animal dégageait, certes, des effluves assez impressionnantes, même pour un bouc, mais qu'elles ne sont pas de nature à nécessiter un exil forcé. Pour retrouver la sérénité entre voisins, peut-être suffirait-il, pendant la période de rut, d'asperger El-Kebab d'un peu d'after-chèvre. Car cette affaire a pris de telles proportions que l'animal va finir par entrer au Guiness-bouc !

La vallée des Kersaint Après la Vallée des saints, place aux Kersaint. Ceux de Dolmen, célèbre feuilleton-télé revenant à la surface, via la Justice, après une plainte déposée par Guy-Pierre de Kersaint. Motif : dans le feuilleton, une famille Kersaint, d'aristos bretons, est présentée de façon tellement caricaturale, que le plaignant juge que son nom, qui n'est porté que par une seule famille en France, a été entaché. Deux tribunaux déjà ont rejeté la plainte mais la Cour de cassation vient d'annuler le dernier en date, rendu à Versailles. Cette affaire, presqu'aussi vieille maintenant que la série Plus belle la vie, va donc revenir devant le tribunal de Versailles qui devra dire, une bonne fois pour toutes, si Kersaint est de la sphère privée ou du dolmen public !

E-pad brezhoneg !
À propos de pierre, elle en a fait du bruit, l'affaire des tours de la Défense et de la présidence de l'EPAD à laquelle Jean Sarkozy était candidat. La polémique a été abordée de façon inattendue, jeudi au conseil général du Finistère, par André Le Gac, conseiller général, militant de la langue bretonne. Il a fait remarquer que Jean Sarkozy connaît déjà un mot de langue bretonne, e-pad qui s'ignifie «pendant». Avant d'ajouter : «Et le deuxième qu'il va connaître, c'est kenavo». Et le croirez-vous ? Le soir même, effectivement, Jean Sarkozy est passé à la télé pour dire au-revoir. Trop fort, ce Le Gac ! Si on tourne une suite à Dolmen, les producteurs pourraient peut-être lui donner le rôle du mage breton capable de dire à quel date les menhirs vont saigner.

jeudi 22 octobre 2009

se BB 100 pre Friiiiiiiiiiiia !!!! ..................La Presidente



Flipper le Dauphin 5 : La France est un pays africain comme les autres

S'il y a bien un continent où l'ascension fulgurante de Jean Sarkozy n'étonne pas outre mesure, c'est l'Afrique. Ces derniers mois, sur le continent noir, les exemples de «fils à papa» qui font des carrières superbes ne manquent pas.
Ali Bongo ne vient-il pas de succéder à son père, Omar Bongo au Gabon ? Considéré comme très impopulaire, il a pourtant été élu dès le premier tour de la présidentielle du 30 août dernier. Au Sénégal, le Président Abdoulaye Wade rêve de voir son fils lui succéder. Lors du scrutin de 2012, il n'a pas exclu de se retrouver au second tour face à son fils, Karim. «Ce serait amusant» a-t-il déclaré aux Sénégalais médusés. En République démocratique du Congo, Joseph Kabila a succédé à son père. En Libye, le colonel Kadhafi verrait bien un de ses fils en faire de même: Saïf el Islam est tout à la fois son dauphin et l'un des hommes les plus critiques du régime. Chez les Kadhafi on fait tout en famille, on règne et on incarne en même temps l'opposition interne. Ce qui laisse peu de place aux autres. En Egypte aussi, la succession dynastique est des plus probables.

Dans la lignée des présidents français

L'Afrique hésite à s'indigner plus qu'à l'accoutumée. Que le fils du président français se retrouve à la tête de l'établissement qui gère le quartier d'affaires le plus important d'Europe, est-ce bien différent de ce qu'a fait en son temps François Mitterrand? N'avait-il pas confié les affaires africaines à son fils, Jean-Christophe? Pour les Africains, la nomination de Jean- Christophe Mitterrand à ce poste-clé avait bien plus d'impact que celle que guigne actuellement Jean Sarkozy. Fins connaisseurs de la vie politique française, bien des Africains considèrent qu'en agissant ainsi, Sarkozy rend d'une certaine façon hommage à François Mitterrand. N'a-t-il pas toujours eu un faible pour les manières mitterrandiennes? Ne vient-il pas de nommer un de ses neveux à la tête du ministère de la culture? Mais il est vrai que tous les observateurs soulignent une différence de taille: Jean-Christophe Mitterrand était un spécialiste de l'Afrique. Journaliste, il avait passé plusieurs années sur le continent avant d'entrer en fonction alors que le c.v. de Jean Sarkozy paraît plutôt mince.
«On a beau croire qu'aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années, tout de même, il existe quelque part quelque chose qui vous suggère qu'à une autre âme bien née, mais descendant d'une souche différente de celle de Sarkozy, on demanderait peut-être de faire preuve d'un peu moins d'empressement» estime le quotidien burkinabé, Le Pays. Pour sa part, Le Bénin Aujourd'hui s'inquiète de l'influence du modèle français: «Alors qu'en Afrique, il se trouve des démocrates pour se battre contre de tels comportements dans la gestion des partis politiques et des affaires, le président Sarkozy donne un mauvais exemple. Tous les chefs d'Etats africains qui hésitaient encore à caser leurs enfants à des postes-clés vont trouver désormais une inspiration à travers l'affaire Jean Sarkozy».
Selon Le Journal du Jeudi, la cause est entendue «Quand on a étudié le droit de père en fils ce n'est pas pour laisser la défense échapper à la famille, ironise l'hebdomadaire satirique burkinabé. Et si les aigris crient au népotisme, c'est tant pis pour eux. Car après Sarkozy, il y aura Sarkozy. A l'Elysée et à l'EPAD». Un point de vue largement partagé par les médias africains qui voient bien Jean Sarkozy succéder un jour à son père à l'Elysée.

La corruption n'a pas ses racines en Afrique

Vue d'Afrique, la France n'a jamais été un modèle de vertu. Sauf, peut-être, à la lointaine époque du général de Gaulle. Et encore, Jacques Foccart, le monsieur Afrique du général n'était-il pas aux affaires? Corruption et népotisme, loin d'être perçues comme des maladies purement africaines, ces maux sont souvent considérés comme ayant aussi leurs racines en France. En Afrique francophone, le modèle centralisé jacobin est fréquemment considéré comme un facteur aggravant de ces «maladies». «C'est vous qui nous avez contaminés» se plaisent à dire bien des Africains, notamment des Camerounais. Même si dans la réalité les ex-colonies anglophones ne sont pas forcément moins corrompues. Dans les classements annuels de l'ONG Transparency international, le Cameroun et le Nigeria (ex-colonie britannique) se disputent fréquemment les premières places.
La récente affaire des fraudes électorales lors de l'élection de la première secrétaire du parti socialiste n'a en rien amélioré l'image de l'hexagone. «Ces graves accusations montrent bien que la France et ses hommes politiques, grands donneurs de leçons devant l'éternel aux pays africains, ne sont pas exempts de tout reproche. Si ce ne sont pas les hommes politiques français qui ont importé leurs pratiques en Afrique, alors ce sont les hommes politiques africains qui ont fait l'inverse en France» explique La Montagne. Cet hebdomadaire béninois ajoute que le modèle français inquiète d'autant plus que, depuis peu, s'y pratique ce qu'en Afrique francophone on appelle «la transhumance». A savoir des hommes politiques qui changent de camp afin d'entrer au gouvernement.
Le modèle politique français fait-il encore rêver les ex-colonies? «Je n'ose pas imaginer jusqu'où aurait été Nicolas Sarkozy s'il dirigeait un pays africain», ironise l'écrivain Serge Félix N'Piénikoua. Il ajoute «Mais au fond, la France est peut-être déjà un pays africain. Un pays africain comme un autre».
Pierre Malet
Image de une: Reuters, Nicolas Sarkozy et Sassou Nguesso au palais présidentiel à Brazzaville, 26/03/2009

Si vous avez aimé cet article, vous aimerez peut-être: «Jean Sarkozy est un 'fils de' comme un autre» ou «Jean Sarkozy n'est pas un élu comme un autre»

LES 50 ANS D'ASTERIX ............. tiens bizarre ????


Et si le village d'Astérix existait vraiment ?


NOUVELOBS.COM | 22.10.2009 | 08:38

Le village d'Astérix reste un lieu purement imaginaire en Bretagne, malgré les efforts de certains passionnés pour prouver que leur petit coin d'Armorique a inspiré Uderzo et Goscinny à sa création, en 1959.


Vous voyez ces trois pierres ? Ce sont les mêmes que celles que l'on voit sous la loupe, en première page des albums", s'enthousiasme Jean-Pierre Allain, ancien libraire d'Erquy (Côtes d'Armor), en montrant trois rochers affleurant près du rivage de la Manche. Ce passionné d'archéologie n'a de cesse depuis 40 ans de taquiner Albert Uderzo en soulignant les similitudes du ravissant port de pêche avec le village des irréductibles Gaulois encerclés par les camps romains de Petibonum, Aquarium et Babaorum. Et de citer le "Camp de César" qui figure sur la carte IGN au niveau du cap d'Erquy, mais aussi le fossé Catuélan tout proche, vestige des temps gallo-romains, ainsi que le nom d'origine romaine d'Erquy : Reginea.
Le phare au bout de la jetée, dessiné en page 4 de l'album "Le domaine des dieux", est similaire à celui d'Erquy ce qui parachève, selon Jean-Pierre Allain, la démonstration.

Survol en hélicoptère

Manuel Mendès, tailleur de grès rose d'Erquy aux bacchantes dignes de son "confrère" Obélix, en est persuadé: "Le village d'Astérix, c'est ici!", dit-il avec malice. Pour preuve, un volumineux Obélix de granit, menhir en grès sur le dos, trône devant son entreprise.
En 1996, Uderzo survole la localité en hélicoptère et là... le ciel -ou du moins l'évidence- lui tombe sur la tête. "C'est inconsciemment que j'ai choisi le cap d'Erquy", reconnaît-il alors dans un entretien au Figaro Magazine. Mais le dessinateur revient plus tard sur cet aveu. "Si c'était le cas, je le dirais", assurait-il dans Bretagne Magazine en 2001. A l'origine, "quand René Goscinny a écrit son scénario, je lui ai demandé où installer notre personnage. Il m'a répondu: 'N'importe où au bord de la mer, cela facilitera ses voyages'. A part Paris, je ne connaissais (...) qu'une seule région de France : la Bretagne", explique Albert Uderzo alors.


Des vestiges du village découverts

D'autres lieux se disputent le privilège d'avoir servi de modèle, comme la station balnéaire des Côtes d'Armor "Perros-Guirec, mais aussi un village du Cotentin et même un du Pas-de-Calais", énumère l'ancien libraire d'Erquy pour qui "ça n'est vraiment pas réaliste".
Le 1er avril 1993, le quotidien londonien The Independent relance le débat en annonçant que des vestiges du village d'Astérix auraient été retrouvés au Yaudet, sur un promontoire rocheux près de Lannion, un peu plus à l'ouest du département.


"Les fouilles du village d'Astérix"

Les preuves sont là, prétend le journal : le village gaulois, le camp romain et même des pièces de monnaie "représentant des sangliers", le mets de prédilection d'Obélix!
Mais il ne s'agissait que "d'un canular très réussi", précise Patrick Galliou, archéologue de Brest chargé des fouilles du Yaudet.
"Le journaliste a mêlé intelligemment mythe et réalité, tellement bien que même le Collège de France m'a demandé en 1999 de présenter ces fouilles sous le titre: 'Les fouilles du village d'Astérix'!". Ce professeur émérite de l'université de Brest en rit encore...
L'archéologue se félicite que "les gens continuent de chercher le village" car "cela montre leur intérêt pour le patrimoine, même s'il s'agit d'un patrimoine imaginaire". D'autant que, selon lui, le personnage d'Astérix appartient désormais au "patrimoine culturel français".
Le film est très réaliste  voire complice

Le Corbo et le Rinar (pas de traducteur disponible)









samedi 17 octobre 2009

Jean Floc'h (Flipper le dauphin 4)

Rassurez vous ce n'est pas Jean Floc'h ou bien pas encore............................

Jean Floc'h (Flipper le Dauphin 3)

http://www.zescoop.com
toute ressemblance avec un personnage existant ne serait pas pure coincidence

Jean Floc'h, le dauphin qui fait flipper Douarnenez

Publié le 10/10/2006

Il est là au moins depuis 2003. Surnommé Jean-Floc'h par les habitants de la région, ce dauphin ambassadeur, solitaire par définition, a fait la joie des touristes. Mais Jean-Floc'h est devenu agressif pour certains. La mairie vient d'interdire la baignade en sa présence.
Réunion tendue hier en mairie de Douarnenez, le dauphin qui s'est sédentarisé autour du Cap Sizun n'amuse plus une partie de la population. Il est vrai qu'il a fait chavirer une embarcation il y a quelques semaines et de nombreux baigneurs ont constaté de l'agressivité de la part du cétacé.
Des scientifiques sont donc venus tout exprès d'Océanopolis et ont expliqué qu'il n'était pas possible d'euthanasier l'animal comme certains l'ont proposé : Jean-Floc'h est un animal protégé et aucun pays n'a jamais fait euthanasier un dauphin ambassadeur.
D'habitude plus docile et plus enclin aux jeux, ce dauphin là est jeune, et c'est un... mâle. Probablement arrivé à maturité sexuelle, d'où cette énergie parfois mal perçue.
Afin d'éviter un drame, le maire vient de signer un arrêté interdisant la baignade en présence du dauphin. Des répulsifs pourraient aussi être installés à certains endroits comme dans le port de Douarnenez.
Les "pro-Jean-Floc'h" ont appelé à la bienveillance envers l'animal.
Yoann Robic
Pour découvrir Jean-Floc'h en détail : http://www.reseaucetaces.org/Jeanfloch.php3

Jean Floc'h (Flipper le dauphin 2)

http://www.reseauc'est assez.org/Jeanfloch.php3
Les Dauphins Ambassadeurs

JEAN-FLOC'H  
(Tursiops, mâle, âge au moment des premières interactions : 
inconnu, 
Finistère/Morbihan - Bretagne – France, mars 2003 
mais premières observations en septembre 2002 alors qu'il suivait des bateaux

Il s'agit d'un grand dauphin ( Tursiops truncatus ). Il s‘est sédentarisé sur le littoral breton et plus particulièrement au Cap Sizun (Finistère) depuis le mois de mars 2003, voire plus tôt. Il peut être observé avec Dony/Randy, autre dauphin ambassadeur, ou seul.

Identification  : il s'agit d'un mâle adulte, probablement jeune au vu de sa dentition non usée. Il mesure 2,30 m/2,50 m environ. 


Jean-Floc'h est marqué d'une cicatrice au niveau gauche de son rostre, probable conséquence d'un contact avec une hélice,  et laisse apparaître une tâche blanche en arrière de son évent

Les marques de son aileron dorsal ont évolué au fil des années – photo de droite prise au printemps 2003, photo de gauche prise durant l'été 2004 :


Comportement  : Jean-Floc'h est un dauphin très énergique y compris lors des interactions avec les hommes. Il vocalise beaucoup et peut adopter un comportement très aérien (sauts par exemple). Il n'est généralement pas très enclin au contact physique avec les baigneurs.
Il marque également et régulièrement un intérêt prononcé une activité précise qu'elle implique ou non des baigneurs : mordillage de palmes, observation des hélices des bateaux etc… Afin de faire comprendre à un baigneur ce qu'il souhaite faire ou lui faire faire, il n'hésitera pas à le gratifier d'un petit coup de rostre, dont il peut augmenter la force si ses souhaits ne sont pas perçus suffisamment rapidement ou précisément par le baigneurs. Dans une telle situation, nous recommandons aux baigneurs de stopper l'interaction et de sortir de l'eau.  
Jean-Floc'h fait également preuve d' attirance pour le matériel nautique (hélices, safrans, bouées etc…). Il lui est arrivé de détériorer de tels équipements, c'est pourquoi il est demandé aux baigneurs de ne pas interagir avec le dauphin à proximité du matériel nautique.
Au contact de petites embarcations, il peut arriver au dauphin de les faire dévier. Si le plaisancier éprouve un dérangement par rapport à ce comportement, nous lui conseillons de ne pas ignorer le dauphin, ce qui ne ferait qu'intensifier sa demande puisque cette attitude a probablement pour finalité de solliciter l'interaction. Dans une telle situation, il est conseillé de faire des mouvements de pagaie ou bien de laisser traîner quelque chose derrière le bateau qui puisse retenir l'attention du dauphin (une planche, une bouée de sauvetage etc…). 

L'un des comportements récurrents du dauphin consiste à s'emmêler dans les bouts (cordages d'amarrage). A ce propos, nous vous invitons à consulter la fiche d'information intitulée « Jean-Floc'h et les cordages »


Ce sont les locaux qui ont surnommé le dauphin ainsi, « Jean-Floc'h » leur rappelant «Jean-Louis» autre dauphine ambassadrice ayant évolué sur la même zone entre 1976 et 1988 ; mais le surnom est également issu d'une expression populaire en Bretagne « A bloc Jean-Floc'h », en rapport peut-être avec l'énergie dégagée par l'animal lors des interactions.
Il semblerait que Jean-Floc'h n'appartienne pas aux populations locales de dauphins régulièrement observées à proximité des côtes du Finistère. Surtout que son  géniteur n'y est pas trop apprécié ( au Guilvinec par exemple).


jeudi 15 octobre 2009

de fil en aiguilles ZAO revient

L’artiste recoud ses plaies,  Zao, un rescapé du Congo

RFI  Musiques   Paris 26/06/2006 

Après avoir traversé une longue et douloureuse période qui a été préjudiciable à sa vie et à sa carrière, Zao sort aujourd’hui du silence en signant L’Aiguille. A la fois piquant et drôle, ce septième album salutaire ressuscite "Monsieur cadavéré".



L’auteur du succès planétaire Ancien combattant revient de loin avec son nouvel enregistrement L’Aiguille. Il y a trois ans, Zao fait un come-back scénique en France, dans le cadre du festival Les escales de Saint-Nazaire. Mais le chanteur de Brazzaville est accusé par les autorités consulaires d’avoir laisser filer ses musiciens dans la nature, alors qu’après leur prestation, ils devaient reprendre l’avion pour retourner en territoire congolais.
En 2000, il enregistre un CD qui, malgré son titre Renaissance, est un échec discographique. En 1993, la guerre civile éclate dans son pays pour atteindre son paroxysme en 1997-98. A cette période, l’artiste menacé voit sa maison de production saccagée et se retrouve fugitif dans la forêt équatoriale afin d’éviter la mort. Il y perdra son fils de quatre ans. Très affecté moralement par tous ces déboires, celui que l’on a surnommé "Monsieur cadavéré" décide de repartir à zéro et forme un nouvel orchestre.Symbole

Même si sa verve a perdu un peu de son piment, Zao a conservé son côté mordant : "ce nouveau disque est une suite logique. Après avoir fait la guerre, l’ancien combattant doit panser les blessures pour reconstruire son pays. Il a le devoir de réconcilier les gens même si la tâche est difficile. Cela concerne la situation congolaise mais aussi toute l’Afrique. C’est pourquoi, j’ai trouvé L’Aiguille comme symbole pour recoudre les fils de la société".


A 53 ans, il affiche un dynamisme de jeune homme avec son bob vissé sur la tête et son inséparable guitare. En fait, son aiguille est une piqûre de rappel qui nous montre que le parolier de Goma est bien vivant, comme le titre satirique sur la femme Elle a deux diables. "Je suis un produit de la société et j’observe ce qui se passe autour de moi. En Afrique, lorsqu’une femme passe dans la rue, on la regarde d’abord de face et après on se retourne pour la voir de derrière. Ce sont ses deux diables : le premier nous troue le porte-monnaie et le second nous envoie en prison !", précise l’humoriste.

Dans la même veine La mouche, Ze t’aime et Chérie Ani ont l’étoffe d’être des succès et nous renvoient à la grande époque de l’artiste, celles des années 1980 avec les standards que sont devenus Soûlard, Moustique ou Sorcier ensorcelé. Pour cette nouvelle production, le musicien a écrit une partition aux couleurs arc-en-ciel avec des touches blues, zouk et salsa, en dehors de la traditionnelle rumba congolaise.
Nzonzi

Chroniqueur social, poète ironique, porte-parole comique, quels que soient les qualificatifs, Zao a forgé son identité en s’inspirant d’un patrimoine congolais : le Nzonzi. "Chez nous, le Nzonzi est à la fois un sage et un juge qui essaye toujours de faire la part des choses. Le choix de ses mots est juste car il se veut équitable dans ses critiques". Et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le chanteur a voulu rester dans son pays même au plus fort de la crise, contrairement à d’autres artistes africains qui ont choisi l’exil en occident.


Pour lui, il est nécessaire d’être proche de ses concitoyens pour créer : "si je vivais à Paris, par exemple, je n’aurai pas la même inspiration car l’humour français est différent". Très attaché à son Congo natal, Zao a d’abord été instituteur avant d’embrasser une carrière artistique. Un rôle d’enseignant qu’il a pris au sérieux même si le rire était un élément indispensable dans sa classe : "je me souviens de Paul, un élève à qui j’avais demandé de me garder dans son pupitre un morceau de pain, car l’inspecteur arrivait et naturellement il ne devait pas me voir en train de manger. Et au milieu du cours, l’enfant se lève et me dit : maître, voici votre pain ! C’est une histoire qui m’a beaucoup marqué". Aujourd’hui, le pédagogue poursuit son travail d’éducateur à sa manière.

En dehors de ses chansons, le grand frère a créé une sorte d’école de musique à Brazzaville, l’espace Zao, où il initie à la guitare les jeunes musiciens en herbe. Une manière peut-être de susciter des vocations de chansonnier auprès d’une génération davantage tournée vers la danse du n’dombolo de son voisin Kinshasa. Car, ne l’oublions pas, depuis la disparition du Camerounais Francis Bebey, l’amuseur public congolais est quasiment unique sur le continent, avec le burkinabé Zêdess. Alors, profitons-en, et partageons sans retenue son expérience et sa vision de la société africaine !

Zao, L’aiguille (Lusafrica/Sony-BMG/2006)
En concert le 14 octobre au Cabaret Sauvage, à Paris

Daniel  Lieuze