jeudi 17 décembre 2009
El Faraon de la Bachata Luis Segura en vivo en Santiago (larga duracion)
Dédicacée a Manu y Fernando ........................................Ya tu sabe!!!
dimanche 13 décembre 2009
Le Guen ha du
le Telégramme de Brest
le 13 décembre
Les Lions indomptables
Et vous, serez-vous supporteur des Bleus au Mondial d'Afrique du Sud, en juin? Au cas où quelques épisodes récents auraient douché votre enthousiasme, vous pourrez toujours reporter votre ferveur footballistique sur les Lions indomptables, l'équipe du Cameroun managée par le Breton Paul Le Guen, qui fut joueur à Brest et entraîneur duPSG. Il était de passage, ce week-end, dans sa commune de Pencran, près de Landerneau, dont le député n'est autre que l'homonyme Jacques Le Guen, celui-là même que Nicolas Sarkozy a décidé d'envoyer en Afrique pour l'éloigner un peu de l'Armorique. Deux Lions indomptables, ces Le Guen! Mais tout de même, quelle curieuse coïncidence. Quand on sait que Le Guen en breton, signifie Le Blanc, on se dit que les Africains vont finir par se demander si, avec l'arrivée de tous ces Blancs, on n'est pas en train de leur jouer une nouvelle version de la colonisation derrière Le Guen ha du!Sorcier blanc
Le monde est petit. Encore plus qu'on ne le croit car la conseillère générale de Landerneau, Marie-Françoise Le Guen, mère de Paul Le Guen, est également la suppléante de Jacques Le Guen. Vous suivez? Si, pour ses Lions indomptables, Paul cherche un spécialiste des gris-gris capable, à lui seul, d'embobiner l'équipe adverse, il peut toujours faire appel à JacquesLeGuen. Même Sarkozy s'est fait emberlificoter!
Libre pour le mercato
À Landerneau justement, elle a fait du bruit, la démission d'un autre Lion indomptable, l'ex-maire PS Jean-Pierre Thomin. Lâché par ses amis socialistes qui ne veulent plus de lui à la Région où il siégeait, Thomin a rendu son tablier d'élu municipal. Du coup, on se demande s'il ne pourrait pas devenir une recrue de choix pour le mercato d'hiver. L'UDB, le Parti breton ou Christian Troadec pourraient bien faire des offres de service à celui qui était en charge de la culture et de la langue bretonne à la Région, qui parle le breton et le gallois et qui est soutenu par les milieux culturels. Si, avec tout ça, il ne reçoit pas une offre de transfert, c'est qu'on ne comprend plus rien au football!
Mademoiselle M.
Edmond Hervé fut lui aussi, pendant longtemps, le Lion indomptable de Rennes, ce qui lui valut d'affronter une tigresse nommée Malgorn, Bernadette de son prénom et préfète de Région par vocation. On ne sait si c'est une séquelle de ces temps agités mais Edmond Hervé, pendant une interview télé, a parlé à plusieurs reprises de «Mademoiselle Malgorn». On doute qu'il ait voulu la rajeunir pour lui faire plaisir. On pense plutôt qu'il a utilisé le titre de Mademoiselle comme le veut l'usage de la Comédie française pour celles qui viennent de décrocher un premier rôle. À moins qu'il n'ait songé à la Grande Mademoiselle, proche de Louis XIV comme Bernadette l'est de Sarkozy. Reste, bien sûr, une autre hypothèse: c'est qu'Edmond Hervé soit retombé en enfance!
Pauvre Le Bris!
Le député PS Gilbert Le Bris, indomptable lion de Concarneau pendant vingt ans, est confronté à un dilemme: le magazine Capital de décembre a décerné à Concarneau le titre de première ville bretonne pour le pourcentage de redevables à l'impôt sur la fortune et de niveau moyen du patrimoine, selon des chiffres du ministère des Finances. Bref, Concarneau est une ville de rupins! Une image un peu compliquée à gérer quand on a été maire socialiste de la cité aussi longtemps. Du coup, Le Bris a pris sa plume la moins chère pour expliquer que Concarneau «n'est pas une ville riche», des fois que ses collègues du PS auraient commencé à le regarder de travers et à lui trouver une tête de paradis fiscal!
grainsdesel@letelegramme.fr
samedi 12 décembre 2009
Saint-Domingue. De la bière brestoise dans les récifs
12 décembre 2009 -
Lambézellec, aujourd'hui l'un des quartiers de Brest, fut un haut lieu de la production de bière. Une bouteille datant de plus d'un siècle vient d'être retrouvée par un plongeur à Saint-Domingue.
Si Cabarete est célèbre dans les Caraïbes, ce n'est pas pour ses filles, ni pour son temps de curé. Au contraire. Réputé pour ses vents soutenus et son «reef»(récif), ce site de la côte nord de la République dominicaine attire, tout au long de l'année, les amateurs de sports de glisse du monde entier, kite-surf en tête. Les plongeurs y sont aussi à la fête. L'un d'eux, un retraité américain passionné d'archéologie, y a fait une étonnante découverte, il y a quelques jours, à environ 5m de profondeur: une très vieille bouteille de bière marquée du sceau d'une brasserie brestoise aujourd'hui disparue, la Grande Brasserie de Lambézellec. L'objet a été confié à son professeur de kite, Éric Bageot, un Français partageant son temps entre Cannes et les Antilles. «La bouteille, d'un litre environ, a perdu la cire de son bouchon mais on peut y lire distinctement ?Lambézellec? ainsi qu'un nom, ?A.Bertray?. Mes recherches pour trouver l'origine de ce nom sont restées vaines. Peut-être s'agit-il de celui du maître brasseur ou d'un des gros clients de la brasserie», confie Éric Bageot.
Du verre moulé
«Seule certitude, la bouteille date d'avant 1900. Son verre est en effet moulé et non soufflé, une technique qui n'avait plus cours au XXesiècle». La Grande Brasserie de Lambézellec, située au Spernot et aujourd'hui disparue du paysage brestois, a débuté sa production en 1837. Au plus fort de son activité, elle débitait plus de 47millions de bouteilles de bière par an et employait près de 500 personnes. Plus tard, rachetée par de célèbres brasseurs, elle allait commercialiser les marques «Meuse» (aussi baptisée «Blonde de Kérinou») et «Valstar», avant de fermer définitivement ses portes en 1981.
Une bière «Royale»
Elle fournissait notamment les ouvriers de l'Arsenal et les hommes de la Marine nationale (l'une des bières produites à Lambé a d'ailleurs pour nom «La Royale»).
Du verre moulé
«Seule certitude, la bouteille date d'avant 1900. Son verre est en effet moulé et non soufflé, une technique qui n'avait plus cours au XXesiècle». La Grande Brasserie de Lambézellec, située au Spernot et aujourd'hui disparue du paysage brestois, a débuté sa production en 1837. Au plus fort de son activité, elle débitait plus de 47millions de bouteilles de bière par an et employait près de 500 personnes. Plus tard, rachetée par de célèbres brasseurs, elle allait commercialiser les marques «Meuse» (aussi baptisée «Blonde de Kérinou») et «Valstar», avant de fermer définitivement ses portes en 1981.
Une bière «Royale»
Elle fournissait notamment les ouvriers de l'Arsenal et les hommes de la Marine nationale (l'une des bières produites à Lambé a d'ailleurs pour nom «La Royale»).
L'un des marins s'en est-il débarrassé en croisant au large de Saint-Domingue? Peu probable, la bouteille étant pleine. Plus plausible, la bouteille se trouvait à bord d'un navire naufragé. «Le récif de Cabarete est très dangereux. Nombre d'épaves témoignent des difficultés de navigation dans le secteur», constate Éric Bageot. Cette bouteille peut être également considérée comme un nouveau témoignage de la présence d'une importante colonie bretonne à l'époque dans le secteur. Plusieurs lieux-dits font référence à notre région, l'une des plus belles plages de l'île s'appelant d'ailleurs «Playa El Breton».
Alain Coquil
Alain Coquil
Assurance touriste
25 juillet 2009
Entre l'anniversaire du premier pas sur la Lune et l'éclipse solaire en Asie, ça volait haut cette semaine. Mais l'événement le plus marquant restera, bien sûr, la spectaculaire éclipse du soleil qui a duré six jours au-dessus de la Bretagne. Mieux qu'en Asie! Une éclipse totale, visible de toute la pointe armoricaine puisque des témoins ont affirmé avoir observé le phénomène au-dessus du planétarium de Pleumeur-Bodou comme dans le Pays bigouden mais aussi dans les monts d'Arrée et à Brest-même. Six jours d'éclipse solaire, les Asiatiques peuvent aller se rhabiller! Pour observer le phénomène, nul besoin de lunettes: il était visible à l'oeil nu. Mais pour le voir de près, il valait mieux être harnaché comme Armstrong sur la Lune: combinaisons étanches et bottes en caoutchouc. Chez les sujets les plus sensibles, notamment les vacanciers, cette éclipse solaire a pu provoquer des irritations, voire même des boutons. Et, surtout, une furieuse envie de faire comme Armstrong et de changer de planète! Mais ces facéties du ciel breton vont bientôt devenir beaucoup plus supportables grâce à la nouvelle assurance-météo que vient de lancer une compagnie à l'intention des vacanciers. Le principe: si vous subissez quatre jours consécutifs de mauvais temps, vous avez droit à une prime de consolation. Du pécule par temps de chiottes, fallait y penser. Certes, ce n'est pas le jackpot à Las Vegas mais avec le temps qu'on a eu cette semaine, certains vacanciers avaient de quoi se faire un peu de beurre. Ce type de garantie-météo va-t-il se généraliser? C'est possible. Et on se demande, du coup, si l'assurance touriste ne va pas devenir une pratique très tendance en Bretagne. Et peut-être même un jeu, pour tenter de gagner un peu d'oseille, comme le tiercé du dimanche. Avant de venir en Bretagne, les meilleurs pronostiqueurs étudieront le terrain comme d'autres se plongent dans Paris-Turf. Ils appelleront Tonton Yves pour qu'il leur sorte tous les dictons de saison («A la Saint-Jacques, sors ton hamac»), ils regarderont si on est bien dans l'année des 13 lunes, si les hirondelles volent bas, si les hortensias ont des pucerons, si le coucou coucoule... Et surtout, ils appelleront Tante Marie pour savoir si elle a de l'arthrose. En général, quand Tante Marie dit qu'elle a l'arthrose, c'est que l'anticyclone des Açores ne va pas aller fort. On peut souscrire l'assurance! Mais que les parieurs soient prudents et n'aillent quand même pas prendre des risques inconsidérés en investissant en masse dans l'assurance touriste. Car ils doivent savoir qu'en Bretagne, on n'est jamais à l'abri d'une journée de beau temps!
René Perez
jeudi 3 décembre 2009
Tout En Camions v/s Chicken Run
mardi 24 novembre 2009
samedi 21 novembre 2009
La Blanche Afrique
Les Colombiens utilisent l'ouest du continent comme zone de transit vers l'Europe.
Maurin Picard à Vienne
Le Figaro 20/11/2009 | Mise à jour : 21:28 |
Depuis, dans le Tilemsi, les langues se délient, répercutées dans la presse locale. Cela ferait plus de deux ans que la région, à mille lieues de toute agglomération, sert de terrain de délestage pour les narcotrafiquants colombiens, qui ont choisi l'Afrique de l'Ouest comme zone de transit pour la drogue à destination des marchés européens. Que contenait le Boeing d'Almoustras ? « On estime que sa cargaison était constituée de cocaïne et d'autres substances illicites », indique Alexandre Schmidt, le chef du bureau régional de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) à Dakar. Seule certitude, le Boeing, un vieux coucou sans aucun plan de vol répertorié, provenait d'Amérique du Sud. Il se serait ravitaillé en kérosène au Venezuela, sans que l'on sache s'il était parti de ce pays ou d'un autre État de la région.
La nouvelle de l'incident s'est propagée comme une onde de choc à travers la région, où jamais les trafiquants de drogue n'avaient été surpris à utiliser des gros-porteurs. Jusqu'à présent, les cartels de Colombie utilisaient soit de petits jets privés, soit des hors-bord déchargeant les cales de cargos croisant au large de la Guinée-Bissau, havre des narcotrafiquants sud-américains.
Pour l'ONUDC, l'affaire du Boeing n'a rien de rassurant. «Elle confirme nos craintes : le trafic se développe plus au sud, plus à l'intérieur des terres, souligne Walter Kemp, porte-parole au siège de l'organisation à Vienne, en Autriche. Il ne se contente plus de proliférer le long de la façade côtière. » Surveillés de près par les marines des puissances occidentales, dont les navires croisent au large des côtes africaines, les trafiquants cherchent de nouveaux points de chute, comme le désert du nord-est malien, infesté de bandes armées en rébellion face à Bamako et dont certaines se revendiquent de la mouvance islamiste d'al-Qaida au Maghreb islamique. «Les routes de la drogue sont en train de changer, constate Walter Kemp. On a la sensation bien palpable que les opérations des narcotrafiquants deviennent de plus en plus importantes, de plus en plus sophistiquées », comme en témoigne le Boeing fantôme de Gao, dont le chargement en stupéfiants divers et variés s'élevait probablement à plusieurs tonnes.
Des capacités de production locales
Ce n'est pas le seul développement inquiétant. De nouvelles organisations criminelles sont apparues, qui se mêlent de trafic de drogue, mais également de la contrebande de cigarettes, de pétrole et de médicaments, comme l'évoquait un rapport édifiant de l'ONUDC en juillet. Ces nouveaux acteurs proviennent du Nigeria et ils s'approvisionnent au Brésil, empiétant sur le terrain de chasse des Colombiens en Afrique de l'Ouest. Un affrontement entre ces groupes paraît inévitable. Et il sera sanglant, forcément.
Comme si tout cela ne suffisait pas, une autre découverte récente est venue bouleverser les certitudes des experts de la lutte antidrogue, à l'ONU comme à Interpol. Fin juillet, à Conakry, en Guinée, la police est tombée sur des laboratoires recélant des précurseurs chimiques, du type de ceux qui servent à élaborer la cocaïne et l'ecstasy. «Cela prouve l'existence de capacités de production de stupéfiants à Conakry », souligne Alexandre Schmidt. Désormais, les trafiquants acheminent de la coca non raffinée en Afrique de l'Ouest, ce qui leur offre un risque moindre : en cas de saisie, ils perdent beaucoup moins d'argent. »
mardi 17 novembre 2009
Gabon : Un sorcier du PK7 derrière les barreaux
Un ressortissant camerounais de 51 ans, Michel Ndjonga, habitant le PK7, à la périphérie Est de Libreville, sera déféré devant le Parquet de Libreville ce 10 novembre pour répondre des faits de sorcellerie dont il est accusé. Après de nombreuses plaintes des voisins, monsieur Ndjonga aurait été pris en flagrant délit de rite incantatoire utilisant du sang et des restes humains.
Le Parquet de Libreville devra délibérer ce 10 novembre sur le sort de Michel Ndjonga, un ressortissant camerounais de 51 ans habitant le PK7, à la périphérie Est de Libreville, pris en flagrant délit de sorcellerie.
Un travail difficile pour la justice gabonaise qui devra trouver, au delà des témoignages sur les «délits spirituels» de l'accusé, des preuves tangibles de la nuisance de ces pratiques. Un délibéré qui ne devrait pourtant pas être si disputé au regard des nombreux «fétiches» découverts dans son appartement, utilisant notamment du sang et des restes humains.
Le «sorcier» aurait été découvert le 28 octobre dernier, alors que le bailleur de ce dernier avait résolu de se séparer de son locataire suite aux plaintes répétées des voisins. Mais avant de partir, Michel Ndjonga a dû récupérer l'arsenal magique dissimulé à quelques centimètres sous terre, sous son lit, et déplacer l'esprit avec lequel il avait pactisé.
C'est pendant ce rite invocatoire que le bailleur aurait découvert le pot aux roses. Alertant les forces de l'ordre, le sujet camerounais a été mis derrière les barreaux et interrogé, tandis qu'un maître spirituel, ou «nganga», aurait été sollicité par les forces de l'ordre pour déterrer les fétiches du «sorcier».
L'interrogatoire aura été aussi fructueux que la perquisition. Non content d'avouer s'être procurer un «esprit satanique» communément appelé «arc-en-ciel» au CongoBrazaville, et de donner force détails sur la manière dont il l'invoquait, plusieurs objets compromettants ont été découverts à quelques centimètres sous terre, sous son lit, notamment un tube contenant du sang humain, des restes humains dont un doigt d'enfant, des écailles de tonnerre et de serpent, la dent d'un caïman, des ongles, ou encore des morceaux de cheveux. C'est surtout cet arsenal qui devrait servir à incriminer le «sorcier» devant le tribunal de Libreville.
Au terme des enquêtes menées dans le voisinage de monsieur Ndjonga, il a notamment été découvert que cet «esprit maléfique» se manifestait sous la forme d'un serpent noir que le «sorcier» logeait sous son lit. «Il arrivait parfois qu'on voit un serpent noir aux alentours. Lorsqu'on voulait le tuer, il disparaissait aussitôt», témoigne par exemple un riverain.
Mais les nuisances étaient d'abord faites aux voisins directs de monsieur Ndjonga, dont le sommeil était fortement perturbé par les pratiques de ce dernier. «Les autres locataires se sont plaints auprès de moi plusieurs fois. Je n'avais pas d'abord pris les premières plaintes au sérieux. C'est lorsqu'ils ont insisté que j'ai commencé à me plier à la réalité», explique le bailleur.
Une riveraine qui dormait un jour chez un des locataires, affirme même avoir senti un serpent se glisser sur son corps. «Il était 4H du matin ce jour là, lorsque j'ai senti cela, je me suis vite habillée pour rentrer chez moi», explique-t-elle.
Michel Ndjonga devrait être fixé sur son sort dès aujourd'hui, et ses voisins du PK7 retrouver un sommeil serein.
Source : Gaboneco
Un travail difficile pour la justice gabonaise qui devra trouver, au delà des témoignages sur les «délits spirituels» de l'accusé, des preuves tangibles de la nuisance de ces pratiques. Un délibéré qui ne devrait pourtant pas être si disputé au regard des nombreux «fétiches» découverts dans son appartement, utilisant notamment du sang et des restes humains.
Le «sorcier» aurait été découvert le 28 octobre dernier, alors que le bailleur de ce dernier avait résolu de se séparer de son locataire suite aux plaintes répétées des voisins. Mais avant de partir, Michel Ndjonga a dû récupérer l'arsenal magique dissimulé à quelques centimètres sous terre, sous son lit, et déplacer l'esprit avec lequel il avait pactisé.
C'est pendant ce rite invocatoire que le bailleur aurait découvert le pot aux roses. Alertant les forces de l'ordre, le sujet camerounais a été mis derrière les barreaux et interrogé, tandis qu'un maître spirituel, ou «nganga», aurait été sollicité par les forces de l'ordre pour déterrer les fétiches du «sorcier».
L'interrogatoire aura été aussi fructueux que la perquisition. Non content d'avouer s'être procurer un «esprit satanique» communément appelé «arc-en-ciel» au CongoBrazaville, et de donner force détails sur la manière dont il l'invoquait, plusieurs objets compromettants ont été découverts à quelques centimètres sous terre, sous son lit, notamment un tube contenant du sang humain, des restes humains dont un doigt d'enfant, des écailles de tonnerre et de serpent, la dent d'un caïman, des ongles, ou encore des morceaux de cheveux. C'est surtout cet arsenal qui devrait servir à incriminer le «sorcier» devant le tribunal de Libreville.
Au terme des enquêtes menées dans le voisinage de monsieur Ndjonga, il a notamment été découvert que cet «esprit maléfique» se manifestait sous la forme d'un serpent noir que le «sorcier» logeait sous son lit. «Il arrivait parfois qu'on voit un serpent noir aux alentours. Lorsqu'on voulait le tuer, il disparaissait aussitôt», témoigne par exemple un riverain.
Mais les nuisances étaient d'abord faites aux voisins directs de monsieur Ndjonga, dont le sommeil était fortement perturbé par les pratiques de ce dernier. «Les autres locataires se sont plaints auprès de moi plusieurs fois. Je n'avais pas d'abord pris les premières plaintes au sérieux. C'est lorsqu'ils ont insisté que j'ai commencé à me plier à la réalité», explique le bailleur.
Une riveraine qui dormait un jour chez un des locataires, affirme même avoir senti un serpent se glisser sur son corps. «Il était 4H du matin ce jour là, lorsque j'ai senti cela, je me suis vite habillée pour rentrer chez moi», explique-t-elle.
Michel Ndjonga devrait être fixé sur son sort dès aujourd'hui, et ses voisins du PK7 retrouver un sommeil serein.
Source : Gaboneco
Mardi 10 Novembre 2009 - 17:39
lundi 16 novembre 2009
Léonards v/s Bigoudens
Editorial du Télégramme de Brest Samedi 14 novembre 2009
Bloavez maths! La fac de Rennes 1 vient d'entrer dans le Top100 des meilleures universités du monde dans le domaine des mathématiques. Le fameux classement de Shanghai, qui distingue également plusieurs grandes écoles françaises dans ce même enseignement, témoigne que les Bretons ont bien leur part dans les performances de l'école française de mathématiques, réputée la meilleure du monde. Ces dernières années, les plus prestigieux prix de maths ont été glanés par des Français et la crise a révélé qu'à la Bourse de Londres, les jeunes traders venus de ce côté-ci de la Manche sont très recherchés. Si les Anglais sont même allés jusqu'à confier la direction de leur Bourse à un Français, ce n'est sans doute pas seulement parce qu'il possède un livret de Caisse d'Épargne. C'est dans ce contexte porteur qu'il faut probablement inscrire la performance d'Antoine Saout aux championnats du monde de poker à Las Vegas, où le jeune Morlaisien vient de rafler plus de 2millions d'euros. S'il a réalisé la meilleure performance française de tous les temps, il le doit sans doute à un sang-froid peu commun. Mais il faut aussi voir la bosse des maths dans sa capacité-express à faire des calculs de probabilité et à analyser, en un éclair, le ratio entre le risque et le gain potentiel. Ce garçon est une mécanique sophistiquée. Alors on se dit que les plus grandes banques aimeraient assurément s'attacher ses services pour en faire un de ces traders capables de multiplier les milliards comme des petits pains. Il a tout d'un grand puisque les coulisses de la finance mondiale ressemblent désormais aux casinos de Las Vegas. Les jeux sont faits, rien ne va plus... C'est d'ailleurs sur cet argumentaire que va s'appuyer la défense d'un autre jeune Breton dont le nom a fait le tour de la planète:Jérôme Kerviel. Son pourvoi a été rejeté, cette semaine, et le trader bigouden devra donc passer prochainement en correctionnelle pour expliquer comment il a fait perdre à sa banque, l'équivalent de deux porte-avions nucléaires. Sans doute ses défenseurs vont-ils arguer que Jérôme Kerviel était une sorte d'Antoine Saout qui pouvait miser autant de jetons qu'il le voulait sous la tutelle d'une direction peu regardante, pour ne pas dire sournoisement bienveillante. Autant dire que les deux jeunes Bretons pourraient inverser les rôles. Kerviel ferait un bon joueur de poker et Saout un trader de choc. Et puis, n'oublions pas que l'un est Bigouden et l'autre Léonard. Si vous ne voyez pas le point commun, c'est qu'il vous manque quelques notions de base sur l'identité bretonne...
René Perez
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