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mercredi 4 novembre 2009

A lire : Petits blancs vous serez tous mangés

Jean Chatenet

Auteur : Jean Chatenet
Edition : Grandvaux
Pays d'édition : France
ISBN : 978-2-909550-54-1
Genre : roman
Prix : 15.00 EUR
Nombre de pages : 340
Voici la réédition d'un des livres les plus intelligents écrit sur l'Afrique.
Le sens du récit de Jean Chatenet, son regard juste et tendre sur une Afrique bien mal partie permettent à chacun de "se faire une idée".
Car l'auteur ne juge pas.
Il crée des personnages tous imaginaires à partir d'évènements vécus.
Passionnant.

On compare souvent l'Afrique à un chaudron, image commode pour qui se tient à l'extérieur. Cette histoire se place au contraire à l'intérieur de l'Afrique. Elle ne l'utilise pas comme décor, mais se meut dans le milieu réel où se frottent les formes infinies de l'espoir et de l'injustice. Beaucoup de personnages sont des Africains, bien sûr, mais les deux principaux sont des Blancs. L'un, André Juvénal, planté depuis assez longtemps en terre africaine pour désirer et redouter à la fois d'y prendre racine.
L'autre, Christian Marion, que son métier de journaliste a envoyé là pour tout juger en un clin d'oeil.
Mais au contact de Juvénal, et jusque dans sa fin tragique, Marion découvre ce qui se cache derrière les paysages fascinants, la menace étouffante de la forêt, les secrets inavouables de la ville noire-blanche.
Il découvre la pire des maladies tropicales : la certitude d'en savoir assez long sur l'Afrique pour ne rien apprendre d'elle.

jeudi 22 octobre 2009

Flipper le Dauphin 5 : La France est un pays africain comme les autres

S'il y a bien un continent où l'ascension fulgurante de Jean Sarkozy n'étonne pas outre mesure, c'est l'Afrique. Ces derniers mois, sur le continent noir, les exemples de «fils à papa» qui font des carrières superbes ne manquent pas.
Ali Bongo ne vient-il pas de succéder à son père, Omar Bongo au Gabon ? Considéré comme très impopulaire, il a pourtant été élu dès le premier tour de la présidentielle du 30 août dernier. Au Sénégal, le Président Abdoulaye Wade rêve de voir son fils lui succéder. Lors du scrutin de 2012, il n'a pas exclu de se retrouver au second tour face à son fils, Karim. «Ce serait amusant» a-t-il déclaré aux Sénégalais médusés. En République démocratique du Congo, Joseph Kabila a succédé à son père. En Libye, le colonel Kadhafi verrait bien un de ses fils en faire de même: Saïf el Islam est tout à la fois son dauphin et l'un des hommes les plus critiques du régime. Chez les Kadhafi on fait tout en famille, on règne et on incarne en même temps l'opposition interne. Ce qui laisse peu de place aux autres. En Egypte aussi, la succession dynastique est des plus probables.

Dans la lignée des présidents français

L'Afrique hésite à s'indigner plus qu'à l'accoutumée. Que le fils du président français se retrouve à la tête de l'établissement qui gère le quartier d'affaires le plus important d'Europe, est-ce bien différent de ce qu'a fait en son temps François Mitterrand? N'avait-il pas confié les affaires africaines à son fils, Jean-Christophe? Pour les Africains, la nomination de Jean- Christophe Mitterrand à ce poste-clé avait bien plus d'impact que celle que guigne actuellement Jean Sarkozy. Fins connaisseurs de la vie politique française, bien des Africains considèrent qu'en agissant ainsi, Sarkozy rend d'une certaine façon hommage à François Mitterrand. N'a-t-il pas toujours eu un faible pour les manières mitterrandiennes? Ne vient-il pas de nommer un de ses neveux à la tête du ministère de la culture? Mais il est vrai que tous les observateurs soulignent une différence de taille: Jean-Christophe Mitterrand était un spécialiste de l'Afrique. Journaliste, il avait passé plusieurs années sur le continent avant d'entrer en fonction alors que le c.v. de Jean Sarkozy paraît plutôt mince.
«On a beau croire qu'aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années, tout de même, il existe quelque part quelque chose qui vous suggère qu'à une autre âme bien née, mais descendant d'une souche différente de celle de Sarkozy, on demanderait peut-être de faire preuve d'un peu moins d'empressement» estime le quotidien burkinabé, Le Pays. Pour sa part, Le Bénin Aujourd'hui s'inquiète de l'influence du modèle français: «Alors qu'en Afrique, il se trouve des démocrates pour se battre contre de tels comportements dans la gestion des partis politiques et des affaires, le président Sarkozy donne un mauvais exemple. Tous les chefs d'Etats africains qui hésitaient encore à caser leurs enfants à des postes-clés vont trouver désormais une inspiration à travers l'affaire Jean Sarkozy».
Selon Le Journal du Jeudi, la cause est entendue «Quand on a étudié le droit de père en fils ce n'est pas pour laisser la défense échapper à la famille, ironise l'hebdomadaire satirique burkinabé. Et si les aigris crient au népotisme, c'est tant pis pour eux. Car après Sarkozy, il y aura Sarkozy. A l'Elysée et à l'EPAD». Un point de vue largement partagé par les médias africains qui voient bien Jean Sarkozy succéder un jour à son père à l'Elysée.

La corruption n'a pas ses racines en Afrique

Vue d'Afrique, la France n'a jamais été un modèle de vertu. Sauf, peut-être, à la lointaine époque du général de Gaulle. Et encore, Jacques Foccart, le monsieur Afrique du général n'était-il pas aux affaires? Corruption et népotisme, loin d'être perçues comme des maladies purement africaines, ces maux sont souvent considérés comme ayant aussi leurs racines en France. En Afrique francophone, le modèle centralisé jacobin est fréquemment considéré comme un facteur aggravant de ces «maladies». «C'est vous qui nous avez contaminés» se plaisent à dire bien des Africains, notamment des Camerounais. Même si dans la réalité les ex-colonies anglophones ne sont pas forcément moins corrompues. Dans les classements annuels de l'ONG Transparency international, le Cameroun et le Nigeria (ex-colonie britannique) se disputent fréquemment les premières places.
La récente affaire des fraudes électorales lors de l'élection de la première secrétaire du parti socialiste n'a en rien amélioré l'image de l'hexagone. «Ces graves accusations montrent bien que la France et ses hommes politiques, grands donneurs de leçons devant l'éternel aux pays africains, ne sont pas exempts de tout reproche. Si ce ne sont pas les hommes politiques français qui ont importé leurs pratiques en Afrique, alors ce sont les hommes politiques africains qui ont fait l'inverse en France» explique La Montagne. Cet hebdomadaire béninois ajoute que le modèle français inquiète d'autant plus que, depuis peu, s'y pratique ce qu'en Afrique francophone on appelle «la transhumance». A savoir des hommes politiques qui changent de camp afin d'entrer au gouvernement.
Le modèle politique français fait-il encore rêver les ex-colonies? «Je n'ose pas imaginer jusqu'où aurait été Nicolas Sarkozy s'il dirigeait un pays africain», ironise l'écrivain Serge Félix N'Piénikoua. Il ajoute «Mais au fond, la France est peut-être déjà un pays africain. Un pays africain comme un autre».
Pierre Malet
Image de une: Reuters, Nicolas Sarkozy et Sassou Nguesso au palais présidentiel à Brazzaville, 26/03/2009

Si vous avez aimé cet article, vous aimerez peut-être: «Jean Sarkozy est un 'fils de' comme un autre» ou «Jean Sarkozy n'est pas un élu comme un autre»

jeudi 15 octobre 2009

de fil en aiguilles ZAO revient

L’artiste recoud ses plaies,  Zao, un rescapé du Congo

RFI  Musiques   Paris 26/06/2006 

Après avoir traversé une longue et douloureuse période qui a été préjudiciable à sa vie et à sa carrière, Zao sort aujourd’hui du silence en signant L’Aiguille. A la fois piquant et drôle, ce septième album salutaire ressuscite "Monsieur cadavéré".



L’auteur du succès planétaire Ancien combattant revient de loin avec son nouvel enregistrement L’Aiguille. Il y a trois ans, Zao fait un come-back scénique en France, dans le cadre du festival Les escales de Saint-Nazaire. Mais le chanteur de Brazzaville est accusé par les autorités consulaires d’avoir laisser filer ses musiciens dans la nature, alors qu’après leur prestation, ils devaient reprendre l’avion pour retourner en territoire congolais.
En 2000, il enregistre un CD qui, malgré son titre Renaissance, est un échec discographique. En 1993, la guerre civile éclate dans son pays pour atteindre son paroxysme en 1997-98. A cette période, l’artiste menacé voit sa maison de production saccagée et se retrouve fugitif dans la forêt équatoriale afin d’éviter la mort. Il y perdra son fils de quatre ans. Très affecté moralement par tous ces déboires, celui que l’on a surnommé "Monsieur cadavéré" décide de repartir à zéro et forme un nouvel orchestre.Symbole

Même si sa verve a perdu un peu de son piment, Zao a conservé son côté mordant : "ce nouveau disque est une suite logique. Après avoir fait la guerre, l’ancien combattant doit panser les blessures pour reconstruire son pays. Il a le devoir de réconcilier les gens même si la tâche est difficile. Cela concerne la situation congolaise mais aussi toute l’Afrique. C’est pourquoi, j’ai trouvé L’Aiguille comme symbole pour recoudre les fils de la société".


A 53 ans, il affiche un dynamisme de jeune homme avec son bob vissé sur la tête et son inséparable guitare. En fait, son aiguille est une piqûre de rappel qui nous montre que le parolier de Goma est bien vivant, comme le titre satirique sur la femme Elle a deux diables. "Je suis un produit de la société et j’observe ce qui se passe autour de moi. En Afrique, lorsqu’une femme passe dans la rue, on la regarde d’abord de face et après on se retourne pour la voir de derrière. Ce sont ses deux diables : le premier nous troue le porte-monnaie et le second nous envoie en prison !", précise l’humoriste.

Dans la même veine La mouche, Ze t’aime et Chérie Ani ont l’étoffe d’être des succès et nous renvoient à la grande époque de l’artiste, celles des années 1980 avec les standards que sont devenus Soûlard, Moustique ou Sorcier ensorcelé. Pour cette nouvelle production, le musicien a écrit une partition aux couleurs arc-en-ciel avec des touches blues, zouk et salsa, en dehors de la traditionnelle rumba congolaise.
Nzonzi

Chroniqueur social, poète ironique, porte-parole comique, quels que soient les qualificatifs, Zao a forgé son identité en s’inspirant d’un patrimoine congolais : le Nzonzi. "Chez nous, le Nzonzi est à la fois un sage et un juge qui essaye toujours de faire la part des choses. Le choix de ses mots est juste car il se veut équitable dans ses critiques". Et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le chanteur a voulu rester dans son pays même au plus fort de la crise, contrairement à d’autres artistes africains qui ont choisi l’exil en occident.


Pour lui, il est nécessaire d’être proche de ses concitoyens pour créer : "si je vivais à Paris, par exemple, je n’aurai pas la même inspiration car l’humour français est différent". Très attaché à son Congo natal, Zao a d’abord été instituteur avant d’embrasser une carrière artistique. Un rôle d’enseignant qu’il a pris au sérieux même si le rire était un élément indispensable dans sa classe : "je me souviens de Paul, un élève à qui j’avais demandé de me garder dans son pupitre un morceau de pain, car l’inspecteur arrivait et naturellement il ne devait pas me voir en train de manger. Et au milieu du cours, l’enfant se lève et me dit : maître, voici votre pain ! C’est une histoire qui m’a beaucoup marqué". Aujourd’hui, le pédagogue poursuit son travail d’éducateur à sa manière.

En dehors de ses chansons, le grand frère a créé une sorte d’école de musique à Brazzaville, l’espace Zao, où il initie à la guitare les jeunes musiciens en herbe. Une manière peut-être de susciter des vocations de chansonnier auprès d’une génération davantage tournée vers la danse du n’dombolo de son voisin Kinshasa. Car, ne l’oublions pas, depuis la disparition du Camerounais Francis Bebey, l’amuseur public congolais est quasiment unique sur le continent, avec le burkinabé Zêdess. Alors, profitons-en, et partageons sans retenue son expérience et sa vision de la société africaine !

Zao, L’aiguille (Lusafrica/Sony-BMG/2006)
En concert le 14 octobre au Cabaret Sauvage, à Paris

Daniel  Lieuze

ZAO au Congo

 
ZAO 

ZAO = Zoba Casimir est né en 1955 à Goma–Tsétsé, au Congo, dans la province du Pool. Tout jeune, il attrape le virus de la musique et intègre un ballet traditionnel à l’âge de douze ans, puis un groupe vocal à quatorze ans, avant de former son propre ensemble, Les Unis. En 1975, il gagne Brazzaville — l’un des grands carrefours musicaux de la région avec Kinshasa, capitale du Zaïre, de l’autre côté du fleuve Congo.

Là, il est embauché en tant que percussionniste par Les Anges, l’un des orchestres les plus renommés du cru. Très vite, il déploie ses multiples talents, et c’est à la fois comme chanteur, compositeur, guitariste, batteur et danseur qu’il devient la locomotive du groupe, qui va représenter le Congo Brazza dans différents pays comme Cuba, la Bulgarie ou l’Italie. 

Parallèlement, il assume une carrière d’instituteur, et c’est devant des centaines d’écoliers qu’il teste un nouveau registre, plus personnel, avant de participer en 1982 au concours “Découvertes de Radio France Internationale, qu’il remporte. Invité à se produire en France, il propose, entre autres, un morceau ravageur, Ancien combattant — un étonnant hymne antimilitariste interprété dans le jargon des tirailleurs sénégalais, ces hommes qui se sont battus sur les fronts des deux Guerres mondiales. Tandis que le morceau fait un tabac dans toute l’Afrique francophone, Casimir Zoba devient Zao :  
                        Z comme quelqu'un qui est parti de zéro,  
                        A comme admis sur la scène musicale et 
                        O comme artiste omniprésent. 

Interrogé sur ses références, il cite Franklin Boukaka, célèbre chanteur congolais disparu prématurément, Bourvil et Jacques Dutronc. Mais il avoue une prédilection pour Jean de La Fontaine. 

En effet, sur fond de rumba funky et d'humour langagier façon Poto Poto (l’un des quartier les plus animés de Brazza), il brosse des histoires picaresques enracinées dans la vie quotidienne, qui fonctionnent comme une mise en fable de la société africaine. En 1984, son disque Ancien combattant le fait connaître au niveau international, et le public non africain découvre ses autres compositions : 

Soulard (qui brocarde les “cuveurs désertant le foyer conjugal), 
Porte Monnaie (qui rappelle que, pour de nombreux mariages, l’aspect pécuniaire reste déterminant), 
Toi (Tourbillon Odieux International, évocation du Sida qui ravage l’Afrique), 
Corbillard (où un cadavre essaie de corrompre le corbillard qui l’emmène au cimetière), 
Pierre de Paris (qui raille l’attitude de certains Africains méprisants avec leur propre culture). 

A l’écoute de ces mini scénaris, le public se délecte et s’interroge. Zao incarne une génération de chanteurs africains qui conçoit l’humour comme un antidote à un environnement anxiogène: chômage, violence, pandémies...

Même si, parfois, le rire s'avère impuissant. Ainsi, alors qu’il ne cesse de dénoncer la course aux armements, dix ans plus tard, il sera victime avec sa famille de la guerre civile atroce qui ravagera son pays, sur fond de prébende pétrolière. 

ALBUMS: 
Zao (Mélodie), 
Corbillard (Mélodie)
Moustique (Mélodie), 
Patron (Mélodie),
Zao (Barclay), 
Renaissance (Mélodie).
Frank Tenaille © Le Hall de la Chanson

Hommage aux Anciens -ZAO- Ancien combattant


  
Après le Déserteur de Boris Vian:Ancien combattant-Zao


Moi engagé militaire, moi engagé militaire
Moi pas besoin galons, joutez-moi du riz
Sergent masamba, tirailleur mongasa, caporal mitsutsu (...)

Marquer le pas, et 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri
Marquer le pas, et 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri

Tu ne sais pas que moi je suis ancien combattant
Moi je suis ancien combattant,
J'ai fait la guerre mondiaux
Dans la guerre mondiaux,
Il n'y a pas de camarade w’lai
Dans la guerre mondiaux,
Il n'y a pas de pitié mon ami
J'ai tué Français,
J'ai tué Allemand,
J'ai tué Anglais,
Moi j'ai tué Tchécoslovaque

Marquer le pas, 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri
Marquer le pas, 1, 2
Ancien combattant

Mundasukiri
La guerre mondiaux
Ce n'est pas beau, ce n'est pas bon
La guerre mondiaux
Ce n'est pas beau, ce n'est pas bon
Quand viendra la guerre mondiaux
Tout le monde cadavéré
Quand viendra la guerre mondiaux
Tout le monde cadavéré
Quand la balle siffle, il n'y a pas de choisir
Si tu ne fais pas vite changui, mon cher, ho!
Cadavéré
Avec le coup de matraque
Tout à coup, patatras, cadavéré

Ta femme cadavéré
Ta mère cadavéré
Ton grand-père cadavéré
Ton père est cadavéré
Tes enfants cadavéré
Les rois cadavéré
Les reines cadavéré
Les empereurs cadavéré
Tous les présidents cadavéré
Les ministres cadavéré
Les gardes de corps cadavéré
Les motards cadavéré
Les militaires cadavéré
Les civils cadavéré
Les policiers cadavéré
Les gendarmes cadavéré
Les travailleurs cadavéré
Les chomeurs cadavéré
Ta chérie cadavéré
Ton premier bureau cadavéré
Ton deuxième bureau cadavéré
La bière cadavéré
Le champagne cadavéré
Le whisky cadavéré
Le vin rouge cadavéré
Le vin de palme cadavéré
Les soûlards cadavéré
Music lovers cadavéré
Tout le monde cadavéré
Moi-même cadavéré

Marquer le pas, et 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri
Marquer le pas, et 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri

Pourquoi la guerre
Pourquoi la guerre
Pourquoi la guerre
La guerre ce n'est pas bon, ce n'est pas bon
Quand viendra la guerre tout le monde affamé, oh!
Le coq ne va plus coquer, cocorico oh!
La poule ne va plus pouler, pouler les oeufs
Le footballeur ne va plus footer, pousser le ballon
Les joueurs cadavéré
Les arbitres cadavéré
Le sifflet cadavéré
Même le ballon est cadavéré
Les équipes cadavéré
Diables Noirs cadavéré
Etoile du Congo cadavéré
Les Lions Indomptables cadavéré
Les Léopards cadavéré
Les Diables Rouges cadavéré
Les journalistes cadavéré
La radio cadavéré
La télévision cadavéré
Le stade cadavéré
Les supporters cadavéré

La bombe ce n'est pas bon, ce n'est pas bon
La bombe à neutrons ce n'est pas bon, ce n'est pas bon
La bombe atomique ce n'est pas bon, ce n'est pas bon
Les Pershing ce n'est pas bon, ce n'est pas bon
S.S. 20, ce n'est pas bon, ce n'est pas bon
Quand viendra la bombe
Tout le monde est bombé oh!

Ton pays bombé
L'URSS bombé
Les États-Unis bombé
La France bombé
L'Italie bombé
L'Allemagne bombé
Le Congo bombé
Le Zaïre bombé
L'ONU bombé
L'UNESCO bombé
L'OUA bombé
Mes boeufs bombé
Mes moutons bombé
Mon cuisinier bombé
Tous les cuisiniers bombé
Ma femme bombé
Les taximan bombé
Les hôpitaux bombé
Les malades bombé
Les bébés bombé
Le poulailler bombé
Mes coqs bombé
Mon chien bombé
Les écoles bombé
Ma poitrine bombé
Tout le monde bombardé

Semez l'amour et non la guerre mes amis
Tenons nous la main dans la main
Jetez vos armes Jetez vos armes Jetez vos armes
Tenons nous la main dans la main

Ah! si tu voyais Français : Bonjour
Ah! si tu voyais Anglais : Good Morning
Ah! Si tu voyais Russe :zdravstvuche
Ah! si tu voyais Allemand : guten tag
Ah! si tu voyais Espagnol: Buenos Dias
Ah! si tu voyais Italien: Buongiorno
Ah! si tu voyais Chinois : Hiho
Ah! Si tu voyais Bulgare :Dóbar den
Ah! Si tu voyais Israélien: Shalom
Ah! Si tu voyais Egyptien :Sabahkarlarer
Ah! Si tu voyais Sénégalais :Nagadef
Ah! Si tu voyais Malien :Anissoucouma
Ah! Si tu voyais Nigérien :Carouf
Ah! Si tu voyais Mauritanien :Alagouna
Ah! Si tu voyais Togolais :Afoi
Ah! Si tu voyais Souaéli :D'jambo
Ah! Si tu voyais Tchadien :Lali
Ah! Si tu voyais Malgache :Malaouna
Ah! Si tu voyais Centre Africain :Mibaramo
Ah! Si tu voyais Camérounais :Anenvoyé
Ah! Si tu voyais Gabonais :M'bolo
Ah! Si tu voyais Congolais :Bonté
Ah! Si tu voyais Zaïrois :Bonté Na Yo

Marquer le pas, et 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri
Marquer le pas, et 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri

mercredi 14 octobre 2009

Retour au village - Jean Miche Kankan - Trop bon - Lui la, il est trop fort



Walaï, ou l’actualité tel que ramassée sur radio-trottoir

"De Dakar à Kinshasa, de Djibouti à Casablanca, nulle part la langue de Molière ne passe sans se laisser peindre aux couleurs nationales. L’œuvre, ainsi obtenue, semble, parfois même inaudible, aux oreilles de la France, mère incontestée de la sainte langue. Aujourd’hui, le français est plus que divers. Il s’enrichit du « joal » québécois, que le reste de la francophonie a du mal à comprendre. Paris, le protecteur de la langue s’éclate de joie à écouter l’accent marseillais, belge, suisse romande, algérien, …Mais à peine si l’on connaît le plus comique des français, celui parlé, dans les rues, partout en Afrique de l’Ouest et en partie en Afrique Centrale, dans des pays comme le Cameroun, le Gabon et le Tchad.
Cette langue, que les Congolais, de deux rives, appellent « le français d’Afrique de l’Ouest », qui ne l’a pas entendu, n’a qu’à voir le film « demi-dieu », ou encore écouter les très célèbres sketchs du super star des comédiens d’Afrique noire, le regretté Jean Michel Kankan, ou enfin, pourquoi ne pas lire « Woldé », le seul article si originale à vous pousser à lire les vieux numéros du défunt « L’Autre Afrique. Celui-ci décédé, paix à son âme, nous avons pensé poursuivre l’œuvre de valorisation de cette langue, qui est, en réalité, le véritable français parlé en Afrique noire.

lundi 5 octobre 2009

dimanche 4 octobre 2009

Tonnerre de Brest

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Avec celà en plus le moulin ne restera pas Blanc...........................


samedi 3 octobre 2009

C’est quoi la coopération Nord-Sud ?"

• Quand les touristes deviennent coopérants…

Originellement intitulée Les Touristes, la chanson fait désormais l’objet d’une nouvelle lecture proposée par Jean-Jacques Dikongue, correspondant à Paris du site www.camerounlink.net. Les touristes devenant en effet les "coopérants", c’est toute la question du rapport Nord-Sud que pose de nouveau la chanson.
"Que signifie coopération dans les rapports liant l’Europe à l’Afrique ? Selon que l’on est africain ou européen ce mot revêt-il la même signification, a-t-il la même portée ?
A l’aune du texte de Francis Bebey extrait de l’album Condition Masculine, c’est la question de l’utilité, du rôle de ces coopérants imposés aux africains ainsi que celle du regard que les uns posent sur les autres qui nous interpellent. Est-il nécessaire de rappeler que les mouvements du Sud vers le Nord sont compris dans une logique d’immigration, donc d’appauvrissement du Nord, où l’africain est considéré comme un parasite tandis que ceux du Nord vers le Sud s’inscrivent dans une logique d’enrichissement du Sud, dans laquelle l’européen ou l’occidental est perçu comme sauveur".
Lorsque Francis Bebey déclare donc dans cette chanson "Quand ils s’en vont on est heureux !". Ne tord-on pas le cou à un mensonge qui a longtemps nourri des incompréhensions et surtout un certain mépris affiché à la vue de l’Africain ? C’est quoi la coopération Nord-Sud ?"


On les aime bien,
On les aime bien,
Quand ils sont là on est content
On les aime bien
On les aime bien,
Quand ils s’en vont on est heureux !

Les coopérants ! Ééééhhhh les coopérants (2) !!! Quand ils arrivaient chez nous autrefois, nous croyions qu’ils venaient nous voir parce qu’ils nous aimaient bien. Et nous aussi nous les aimions bien ; d’ailleurs c’étaient nos bienfaiteurs. De temps en temps ils nous donnaient un peu d’argent, car ils étaient très généreux avec nous, mais qu’est ce que nous avons pu rire avec eux.
Je vais vous raconter çà tout à l’heure surtout si vous acceptez de chanter avec moi, notre gai refrain, ensemble allons-y !

On les aime bien,
On les aime bien,
Quand ils sont là on est content,
On les aime,
On les aime bien
Quand ils s’en vont on est heureux !

C’était leur façon très drôle de nous de l’argent qui nous faisait rire, ils prenaient 2 ou 3 pièces de monnaie et au lieu de nous mettre çà dans la main comme nous autres nous faisons lorsque nous offrons quelque chose ; Ils lançaient les pièces en l’air et pas dans notre direction hein !!! ; Alors il fallait voir cette course au trésor. Petits et grands, enfants et adultes nous nous précipitions joyeusement sur les pièces d’argent nos bienfaiteurs étaient joyeux eux aussi, ils riaient aux éclats, et il y’en avait même certains parmi eux qui étaient si heureux de nous voir heureux qu’ils prenaient des photos de la scène. Ha ! C’était magnifique hein !!!

On les aime bien,
Quand ils sont là on est content,
On les aime,
On les aime bien,
Quand ils s’en vont on est heureux !

J’étais gamin en ce moment là, qu’est ce qu’ils m’impressionnaient les coopérants ils étaient bien vêtus et ils se ressemblaient tous, car ils avaient la même façon d’arriver chez nous sans nous prévenir et aussi de quitter notre village sans jamais nous dire merci ni même au revoir. Dans le fond ils étaient bizarres quand même hein ! Mais surtout ils étaient riches et dans mon tout petit for intérieur je me disais quand je serai grand je serai un coopérant de profession. C’est là un bon métier car lorsqu’on est coopérant on est riche, et on voyage et on donne de l’argent aux autres.

On les aime bien,
On les aime bien,
Quand ils sont là on est content
On les aime,
On les aime bien,
Quand ils s’en vont on est heureux !

Et je me disais encore dans mon tout petit for intérieur quand je serai coopérant et riche je vais voyager dans le monde entier et semer le bonheur dans le monde entier en jetant de l’argent en l’air pour les autres gens. Vive la coopération internationale.
On les aime bien,
On les aime bien,
Quand ils sont là on est content
On les aime,
On les aime bien
Quand ils s’en vont on est heureux !
Ah oui, très heureux même hein !!!!!!!!!


Francis BEBEY

Hommage a Francis Bebey


PRENDRE LES CHOSES AVEC PHILOSOPHIE OU FATALISME ?




Agatha tu mens
Je te dis que tu m’as menti
Ah oui ! tu m’as bien entendu
Moi-même ton mari
Est-ce que je t’ai demandé de me mentir ? Hein, hein ?
Ton enfant, ton fils là
Tout le monde voit bien que ce n’est pas le mien
Mais comment peux tu venir
me raconter n’importe quoi
Agatha, Agatha, tu es noire des pieds à la tête
Comme moi
Alors comment as tu pu mettre au monde un enfant blanc
Et qu’il soit de moi ?
Ha ha ha

[chorus]
Agatha ne me mens pas
Agatha ne me mens pas
Ce n’est pas mon fils
Tu le sais bien
Ce n’est pas mon fils
On le voit bien
Ce n’est pas mon fils
Même si c’est l’tien

Tu crois que je suis complètement fou hein
Ecoute, tu as bien le droit de me verser
encore un peu de vin de palme
Et non pas de me mentir

Agatha ton enfant ça fait plus d’un mois qu’il est né
Et il n’a toujours pas décidé de prendre le couleur locale
Et toi, toi, tu soutiens que c’est mon fils là
Ah
Allez verse moi à boire
Verse moi à boire
Ca au moins, c’est une bonne affaire
Ha ma mère, ma mère hein
Ma mère avait bien raison hein
Lorsqu’elle me répétait
Fils, ta femme là
Elle t’en fera voir de toutes les couleurs
C’est moi qui te le dis !
De toutes les couleurs !

Enfin, tu as de la chance, hein, Agatha
Tu as de la chance
Parce qu’un enfant
Qu’il vienne du ciel ou de l’enfer
Qu’il soit noir ou blanc ou jaune
ou même rouge
Un enfant c’est toujours un enfant
Je te dis que tu as de la chance

Parce que c’est le Roi Salomon
C’est le Roi Salomon lui-même qui m’a dit
que je dois garder cet enfant
et le considérer comme mon propre fils
Hein
Mais attention ! Ne viens plus me mentir hein
La prochaine fois si tu me fais un enfant vert ici
Viens me dire qu’il est vert
Ne viens pas me mentir qu’il est noir



Actualités Francis Bebey

http://www.bebey.com/accueil/accueil01.htm

Senegal blues

ISMAEL LO



Son enfance

Né en 1956 au Niger où son père sénégalais est alors en poste et d'une mère d'origine nigérienne, Ismaël Lô grandit à Rufisque près de Dakar après le retour de la famille au Sénégal. Élevé dans une famille où la musique n'est pas reconnue comme une activité professionnelle, Ismaël prend le temps de fabriquer des guitares et d'en jouer avec ses cousins.

Sa formation

À la mort de son père en 1970, Ismaël Lô passe deux ans à l'Institut des arts de Dakar où il perfectionne ses connaissances en peinture artistique.

Ses débuts dans la musique

Parallèlement, il entame une carrière de chanteur après avoir été repéré lors d'une émission de télévision.

Il accède rapidement à une notoriété importante, et rejoint le groupe Super Diamono.

En 1984, Ismaël Lo se sépare du groupe et il enregistre 5 albums jusqu'en 1988. Plus folk, plus soul que la variété courante, il apporte un son nouveau sans oublier des textes parfois politiques.

Il est accompagné du vieux Faye, guitariste lead et arrangeur, qui en musicien féru de jazz, personnalise sa musique et met en valeur les qualités artistiques d'Ismaël Lô.

En 1990, sa carrière prend un nouvel élan. Il signe chez Barclay et sort un 6e album solo, « Ismaël Lô » avec le titre Tajabone repris notamment dans la bande originale du film Tout sur ma mère de Pedro Almodóvar.

mercredi 30 septembre 2009

Bizarre, Bizarre, .................. A qui profite le bordel?



African ruler grills his people on live television about cocaine
As his nightly viewing figures show, his record in taking on the unaccountably rich and powerful is second to none


By Colin Freeman in Conakry
Published: 9:00PM BST 12 Sep 2009


Capt Dadis's rants against the trade have gone down well with ordinary Guineans
Yet Captain Moussa Dadis Camara, star interviewer on Guinean state television, has one crucial advantage over such fellow inquisitors as Jeremy Paxman.

His day job is as Guinea's new military ruler, and if his screaming, hectoring interview technique doesn't loosen tongues, the sight of scores of Kalashnikov-carrying bodyguards in the studio around him surely helps.

"The problems with the corruption drug trafficking that I have discovered in the former government have helped to destroy this country," he snarled last week, launching into yet another televised tirade against the misdeeds of Guinea's previous regime. "But now we will fight it - no drug cartel can buy me."

So begins another episode of the "Dadis Show", which has transfixed Guineans since its presenter-in-chief, known mainly by his middle name, seized power following the death of the west African nation's ageing dictator, Lansana Conte, last December.

The confessions Dadis extracts from his VIP guests are no ordinary chat show fare, however, nor are they of concern just to a Guinean audience. Previous episodes have revealed in shocking detail how the country's previous government was "bought" in its entirety by Latin American drug barons, for whom West Africa is now a key transit point in their bid to flood Europe with cocaine.

Night after night, members of Conte's own family, along with senior figures in the police, army and customs, have gone on the show to confess their involvement in what amounted to the world's first-ever "cocaine coup".

A special airstrip was built for cartel planes to land in the north of the country, complete with a hotel for smugglers to stay in. When visiting cartel members from Colombia and Venezuela stayed in the capital, Conakry, they were entertained in a house belonging to the former first lady and escorted by presidential guards. Cocaine packages were even sent to Europe using diplomatic pouches.

At the heart of it all, meanwhile, was no less a figure than the late president's own eldest son, Ousmane, who would personally clear shipments as they arrived at Conakry airport in a plane marked with "Red Cross" symbols.

"I acknowledge that I was in the drug business, and I regret it," he told the nation in a taped confession, in which he begged for forgiveness. Along with two of his brothers and the former chiefs of the army and counter-narcotics police, he is now among more than 20 once-feared figures from the old regime who are facing trial, many of them after undergoing live "interviews" on the Dadis Show.

In one dramatic session, Capt Dadis flew into a rage with Bakary Thermite, the former head of the country's anti-drug unit, as he tried dodge claims that he-resold confiscated contraband.

"Answer me!" screamed his interlocutor. "If not, I think we're going to pass the whole night here." Presumably the nation would also have been treated to an all-night television session.

Yet while some of the confessions resemble the "show trials" of opponents staged by previous Guinean rulers, diplomats say there is no doubt that tons of the drug really were being given safe passage through Guinea, passing on across the Sahara to Europe in the cocaine equivalent of the Paris-Dakar rally.

The Dadis Show has merely exposed what was long an open secret in Conakry, as shown by the large numbers of Hummers, BMWs and other luxury cars that cruise what are otherwise some of the poorest streets in the world. Until recently, many were to be found in the car park of the counter-narcotics squad, where the scope for backhanders used to be so great that it was inundated with transfer requests from other $100-a-month police departments.

When one foreign diplomat attended an official burning ceremony of a police "seizure" of a ton of cocaine, the packets turned out to have substituted with a fake white powder.

"Cocaine smuggling in Guinea has become a major concern, both in terms of the supply to Europe and the corrupting impact it has one Guinea's governmance and law enforcement agencies," said one Western official.

The growth of trafficking in Guinea and neighbouring west African states such as Guinea Bissau, Liberia and Sierra Leone began around four years ago, when smuggling direct to Europe across the Atlantic became harder in the wake of increased maritime security. Latino cartels, facing an already saturated market in the US, used Nigerian middlemen to scout for contacts region-wide, and found perfect business partners in the politicians, police and generals of West Africa's bankrupt, war-ravaged coastal capitals.

An estimated 50 tons of cocaine are now estimated to pass through thr region every year - much of it ending up in bars, clubs and crack dens in Britain, the second biggest user of cocaine in Europe after Spain.

Capt Dadis's rants against the trade have gone down well with ordinary Guineans, for whom the sight of Latino drug barons drinking and whoring with government figures in Conakry nightspots was just the latest chapter in half a century of misrule since independence from France.

A string of sad paradoxes tell the tale: despite being the world's biggest exporter of bauxite, the main ore of aluminium,

Guinea's 10 million citizens remain among the poorest in Africa. The capital, a vast, coastal sprawl of shanty towns and derelict public buildings, has only three proper roads, and while there is a railway for bauxite, no trains for people have run since 1995.

Demands for change, meanwhile, have always been put down brutally – in 2007, more than 100 people were shot dead in anti-governnment demonstrations.

"Guinea is like hell," said DVD vendor Diallo Ibrahim, 26, whose stall inside a shabby corrugated iron lean-to includes a "Best of the Dadis Show" box set. "Often we can sit for three days without earning the smallest coin, and there is not even electricity or water at home."

So when Capt Dadis's faction first stormed the state television studios after Conte's death and announced a government of transition, most welcomed it as a break from the past. Although he was little-known at the time - rumours abound, denied by him, that he was chosen ahead of other junta contenders after lots drawn in a mayonnaise jar - his promises to hold free and fair elections by 2010 saw him feted on the street. Videos of the coup day show his tanks driving through town to music and dancing, with soldiers playing air-guitar on their Kalashnikovs.

Since then, though, progress seems to have stalled, and not just because of reports that junta has run up an unpaid bar bill of more than $1 million with the local brewery. Critics say that Capt Dadis is also showing classic signs of becoming a "Big Man" himself. Posters of him are now all over Conakry, and radio phone-in shows where listeners can criticise him have been banned.

At his side are a number of sinister "enforcer" figures, such as Lt Claude Pivi, a man named in human rights reports as a torturer and reputed by Guineans to be bulletproof. And two weeks ago, Capt Dadis performed a U-turn on a promise to a joint European and African diplomats and donors not to stand in the elections himself, raising fears that he will instead fix the contest to remain in power.

"We appreciate his approach against drug trafficking and corruption, but we all want a civilian to come to power and for free and fair elections, not a soldier, because we know the international community will only support a civilian," said Mr Ibrahim.

Diallo Abdullah, 30, who bears a bullet wound in his stomach from the 2007 crackdown, added: "If he doesn't hold elections as he promised, people will take to the streets again, and I fear it will be bloody."

Moreover, for all the razzmatazz of his television shows, none of the accused men have yet gone before a court - allegedly, say critics, because of what they might say about members of Dadis's own camp suspected of complicity in the drug trade. Indeed, some fear the arrests marked not an end to trade with the Colombians, but simply a renegotiation of terms.

"Guinea was on way to becoming another Colombia, and it seems the army were doing their best to change that situation," said Abubacar Sylla, an opposition leader and newspaper owner. "But until the trials go ahead, I will be a bit dubious."

To ask him about his anti-drug crusade, The Sunday Telegraph joined last week's studio audience for the Dadis Show, in which guests are invited to raise issues. Taking part in Guinean junta's answer to Question Time is not something for anyone who suffers from studio nerves: with his dark glasses, military uniform, and fierce scowl, its leader is a far cry from the late Sir Robin Day. And his response contained a hint that despite the pressure from the outside world, he has no plans to step down soon.

"I say to the Englishman that we will never step back in the fight against drug trafficking," he told the audience. "But people should know it is a dangerous business, and while the army junta can do it, it will be a difficult job for civilians. If people Europe don't understand that, they should try supporting the opposition, and see how they get on."

Shortly afterwards, he swept out of the studio again, his entourage of bodyguards taking him back the barracks where he works by night and sleeps by day. Word has it that this is to guard against a coup being launched against him in the hours of darkness - backed, he fears, by the same drug barons who bankrolled his predecessors. Whatever happens, future episodes of the Dadis Show may continue to be compelling viewing.

mardi 23 juin 2009

BONGOUANOU : INSOLITE Un corps refuse sa tombe

BONGOUANOU : INSOLITE
Un corps refuse sa tombe
jeudi 25 septembre 2008 par Madeleine TANOU

Un fait insolite, digne des mystères de l’Afrique, s’est produit en début du mois en cours, à Niandian, village de la sous-préfecture de N’guessankro, dans le département de Bongouanou. Un corps a carrément refusé d’être inhumé dans la tombe, qui lui a pourtant été réservée. Selon les informations reçues, il ressort que décédé des suites d’une longue maladie, le nommé Kassi Oi Kassi dit « Eboko » ou « Déza » doit, le samedi 6 septembre 2008, être inhumé au cimetière du village, à Niandian. Il est donc 15h environ, après les cérémonies funéraires, quand des jeunes gens désignés prennent le cercueil renfermant la dépouille mortelle de Kassi Oi Kassi, âgé d’une soixantaine d’années. Direction, bien entendu, le cimetière. Une foule immense de parents et d’alliés, totalement en détresse devant la définitive séparation, suit la bière. Le tout, cadencé par des pleurs et autres lamentations. Une fois dans le cimetière, les porteurs se faufilent entre les autres sépultures, et foncent à l’endroit, où se trouve la tombe de Kassi Oi Kassi. Là, coup de théâtre. Comme poussés par une force extérieure invisible, les porteurs ne suivent plus la trajectoire menant à la tombe du défunt. Ils contournent d’ailleurs ce site. Allant à vive allure tout en balançant par-ci par-là, les dix porteurs du cercueil, de jeunes gens pourtant robustes, semblent obéir à une poussée invisible. Et de façon brutale, ils s’arrêtent devant deux tombes. Ce sont celles des géniteurs de Kassi Oi Kassi, décédés il y a une vingtaine d’années. A ce niveau, ils ne bougent plus. On les voit tanguer comme un navire en détresse et marmonner des paroles inaudibles pour certains. Ils n’avancent en tout cas plus, sur le chemin conduisant à la tombe de « Déza ». Etonnement. Que se passe-t-il ? On croit à un vilain tour que jouent les jeunes porteurs. Mais eux, jurent la main sur le cœur, que ce n’est nullement de leur fait. Et que c’est plutôt le cercueil, qui les retient. C’est lui qui les contraint à toutes ces arabesques. Nombre d’entre qui n’en peuvent plus d’être baladés, rentrent en colère et lâchent le cercueil. Ils ne veulent plus être porteurs. Ils jettent l’éponge. D’autres jeunes gens sont aussitôt désignés pour les remplacer. Mais eux aussi, essuient un cuisant revers. Le cercueil ne veut toujours pas bouger. C’est là, que les frères de Kassi Oi Kassi, se souviennent. C’est qu’au plus fort de sa longue maladie, « Déza » qui se savait sans doute condamné à mourir, a émis le vœu, d’être enterré juste près de ses parents. Et nulle part ailleurs. Mais il se trouve que la configuration du cimetière, ne prête plus à la satisfaction, d’une telle volonté. D’autres tombes, meublent déjà le voisinage immédiat des parents de Kassi Oi Kassi. Alors, que faire à présent ? Et comme les morts en Afrique ne sont pas morts, l’un des frères du défunt, un bras posé sur le cercueil, lui adresse des supplications. « Frère, il n’y a plus de place pour toi à côté de nos parents. Accepte d’aller dormir dans la tombe qu’on t’a réservée. De là-bas, tu peux aller rendre visite à nos parents, si telle est ta préoccupation. Nous ne pouvons pas faire autrement. Imagine un instant, le préjudice que tu risques de nous causer, si tu refusais de rejoindre ta tombe déjà aménagée. Alors, pars sans opposer de résistance ». A la suite de ces propos, il s’ensuit un rituel de libation. Et curieusement, comme libérés de chaînes, on voit les porteurs du cercueil retrouver de l’allure et foncer droit à la tombe de « Déza ». Les instants qui suivent, l’inhumation se fait sans difficulté. Kassi Oi Kassi repose donc dans la tombe à lui aménagée. L’Afrique et son mystère pourrait-t-on dire.

dimanche 8 février 2009

Crises cardiaques pendant les rapports sexuels - Ces hommes qui meurent sur les filles

Certains hommes pour démontrer leur virilité s'adonnent, plus que de raison, à des activités sexuelles surtout avec des jeunes partenaires. Ne pouvant tenir le rythme, ces ébats se terminent souvent par un drame.

La virée sexuelle effrénée a conduit D.R dans la tombe. Après avoir passé 54 ans sur la terre des hommes, il laisse neuf enfants et deux veuves, devenues chefs de famille contre leur gré. Outre ses deux conjointes, le polygame entretenait dans le secret une relation amoureuse avec une lycéenne. Le drame s'est produit en juin 2004 dans un hôtel à Williamsville (Adjamé). La jeune fille, Fanta, a fait la connaissance de son amant lors d'un baptême, organisé en septembre 2003 par un parent du concerné. Au fil du temps, le contact s'est renforcé à travers les rendez-vous et autres invitations à partager un repas ou à prendre un verre. La relation ne tarde pas à passer à une étape supérieure. Fanta et D.R se retrouvent régulièrement dans des chambres de passe entre 18h et 20h. Tout baigne jusqu'à la soirée du 17 juin 2004 où la relation extraconjugale va être fatale au chaud lapin. Pendant qu'elle lui offre une fellation appuyée comme d'habitude, le partenaire de Fanta dévient inerte. Affolée, elle quitte précipitamment la chambre pour demander de l'aide.

Ah ces «freshnies»!

Alertés, les habitants d'une maison voisine de l'hôtel accourent pour aider le gérant à évacuer la victime dans une clinique. Tous croient à un malaise passager, mais ils seront désagréablement surpris d'apprendre que l'infortuné avait rendu l'âme avant son arrivée à l'hôpital. Les drames de ce genre sont devenus légion en Côte d'Ivoire. En septembre 2007, un baron du pays décède en pleine activité sexuelle dans un hôtel. Sa partenaire, une fée dans la fleur de l'âge, l'aurait soumis à une cadence olympique. Le doyen pique une crise cardiaque et trouve la mort. Selon des indiscrétions, ce « grand type » adorait la compagnie des jeunes filles : « C'était un friand de virées nocturnes épicées. »

Cet autre drame s'est déroulé récemment à Gagnoa. La soixantaine révolue, un chef de famille laisse sa vie au stade des préliminaires avec sa freshnie dans un hôtel à Garahio. Aux environs de 19 heures, la tranche d'heure habituelle. « Marié à trois épouses, il entretenait une liaison avec une jeune fille. Avant de passer à l'acte sexuel proprement dit, il est atteint d'un malaise suite aux caresses de sa dulcinée. L'homme succombe avant d'être évacué. Par pudeur, les parents racontent qu'il est mort au moment où il recevait des soins à l'hôpital. C'est dans la discrétion qu'il est inhumé lendemain au cimetière municipal. De quoi meurent exactement ces amoureux « au front ?» En l'absence de tout rapport d'autopsie de l'un des cas cités, nous avons d'abord pensé à quelques éléments qu'ils ont en commun : Ils sont tous mariés, donc soumis au devoir sexuel à la maison. Malgré l'âge avancé, chacun voulait se montrer viril face à des ados. Certains utilisaient des aphrodisiaques pour tenir la cadence. Cette hypothèse nous conduit auprès des femmes qui font la commercialisation de ce type d'excitants au marché Roxy d'Adjamé. Nous rencontrons C.A qui vend toutes sortes de produits capables d'accroître l'appétit sexuel. Sur sa tablette, une pile de « laisse-moi dormir ». Sur les paquets, des images porno soutenues de titres vantards: « Five-night, Vitality effect » (en français : Cinq nuits de vigueur) (5000mgx4 comprimés); Vegera (ou Viagra en français) (50 mgx4 comprimés).

La vendeuse se frotte les mains. Ses produits s'achètent comme de petits pains. « J'ai une bonne clientèle composée de personnes adultes.

Gare aux aphrodisiaques !

Ils viennent s'approvisionner dans la discrétion. Le prix moyen de la boite est 600 Fcfa. Chaque paquet contient deux plaquettes avec 2 comprimés. Je peux vendre plus de 10 paquets par jour.» Pourtant, ses visiteurs ne sont pas que des « tonton » : « Nous recevons aussi des jeunes qui veulent accroitre leurs performances sexuelles puisqu'ils ont une multitude de compagnes. S'ils doivent satisfaire toutes ces filles, il faut redoubler d'effort en prenant des stimulants», explique-t-elle. Selon C.A, il existe aussi des femmes en panne d'excitation qui utilisent des produits tels que « Widow girl's » (en français : veuves). Un produit liquide contenu dans un petit flacon. Suivons les prescriptions de la commerçante : «La femme doit absorber le liquide dissous dans de l'eau ou de la sucrerie. Les quinze minutes qui suivent alors elle est en chaleur.

Cela produit le même plaisir qu'un homme ressent lors des rapports sexuels ». Elle n'en sait pas plus. Selon le Dr D.S, cardiologue, il est difficile d'établir un lien direct entre l'arrêt cardiaque qui survient lors d'un coït et la multiplicité de partenaires ou l'utilisation des aphrodisiaques. « Le mécanisme de la crise cardiaque est le même, qu'il intervienne pendant l'acte sexuel ou une autre activité physique. Un arrêt cardiaque est un accident qui se produit lorsque les artères qui amènent le sang au cœur sont bouchées. Ce cœur privé de sang peut définitivement s'arrêter si en ce moment précis, l'individu le sollicite pour un effort physique », explique-t-il. Le risque de ce type d'accident est plus élevé chez un sujet « favorable » (hypertendu, diabétique, etc.) que chez un sujet sain, poursuit le praticien. Les personnes les plus exposées sont celles qui ont déjà des maladies du cœur ou d'autres problèmes de santé qui peuvent favoriser un dysfonctionnement de l'organe. Dr D.S conseille à tous, et particulièrement à ceux ou celles qui font régulièrement des efforts physiques, quel qu'en soit le genre, de consulter toujours un cardiologue. Cela peut leur permettre de prendre éventuellement des précautions. Certains aphrodisiaques, souligne-t-il, peuvent être dangereux pour le cœur. « Ils sont contre-indiqués chez celui qui suit un traitement anti-hypertension. Leur association avec des médicaments utilisés contre l'hypertension peut créer une sorte de surdose qui va potentiellement aggraver le mal», explique le spécialiste. Il cite l'exemple du viagra que tout hypertendu devrait éviter. «Celui qui a un corps sain peut l'utiliser comme aphrodisiaque sans risque», assure t-il. A l'origine, dit-il, le viagra était utilisé pour traiter des maladies cardiovasculaires. «C'est au cours des recherches qu'on a découvert qu'il pouvait aussi stimuler le désir sexuel ou réparer les dysfonctionnements érectiles», révèle le scientifique. On le voit, la prise de stimulants ou l'activité sexuelle débordante et incontrôlée entrainent de gros risques. Notamment, la crise cardiaque qui conduit à la mort. Moralité, il faut éviter tout excès.

Ouattara Moussa (Stagiaire)

mardi 2 décembre 2008

KOUMASSI : PORTE DISPARU Le bébé d’une restauratrice retrouvé mort au fond d’une marmite de sauce

KOUMASSI : PORTE DISPARU Le bébé d’une restauratrice retrouvé mort au fond d’une marmite de sauce.
Soir Info - 3/18/2004 3:29:39 AM
Au début de la semaine en cours, une découverte insoutenable a été faite à Koumassi. Un bébé d’environ un an, porté disparu, a été retrouvé sans vie dans le restaurant tenu par sa mère non loin du marché “ Djè Konan ”. Et où ? Au fond d’une grosse marmite de sauce. Le jour des faits, la bonne dame, ses sœurs et ses serveuses, vaquent tranquillement à leurs occupations. Comme d’habitude, le môme qui fait les “ quatre pattes ”, joue seul à l’intérieur du restaurant. Mais à un moment donné, la mère ne le voit plus. Toutes les personnes interrogées, ne savent où est passé le gosse. C’est la panique dans le restaurant. Tous les coins, recoins et les environs du restaurant sont fouillés de fond en comble. Mais point de gosse. Et alors que la restauratrice en détresse totale s’interroge encore sur la destination de son enfant, qu’elle entend l’une de ses sœurs pousser un cri strident. Selon les témoignages, la jeune fille s’attelait à servir un client lorsque la louche plongée au fond de la marmite pour récupérer de la sauce, se cale contre un poids. Une masse plus lourde qu’un morceau de viande. C’est anormal. Poussant sa curiosité plus loin, la sœur de la restauratrice fait remonter à la surface de la sauce, cette “ chose ”. Et c’est en ce moment qu’elle voit une tête humaine. Finalement, il se trouve que c’est le corps sans vie du bébé de la restauratrice. Terrible pour la mère, ses sœurs et l’entourage. On se demande encore pour l’instant comment l’enfant s’est retrouvé au fond de la marmite de sauce ? Le quartier en est tout secoué. En attendant d’être situé, l’enfant a été inhumé les moments qui ont suivi le drame

vendredi 25 juillet 2008

nouvelles de Côte d'Ivoire - Un gendarme inhumé avec un mouton vivant

Soir Info - 9/21/2004 6:56:55 AM
Douayéré TRAZIE (Correspondant régional) -- Les obsèques du gendarme commando parachutiste de la 18ème promotion, Boignon Gervais, décédé des suites d’une courte maladie courant août dernier, ont eu lieu récemment à Logouata, son village natal situé dans la sous-préfecture de Bayota. Nombreux sont ceux qui ont effectué le déplacement dans ledit village pour faire leurs adieux au défunt. Au nombre de ceux-ci, ses collègues. Les villageois, pour leur part ,ont mis tout en œuvre pour recevoir ceux qui se sont associés à leur douleur. Et, craignant que la tombe du commando ne soit inondée par l'eau de la pluie qui s’abat sur la région ces derniers temps, ils prennent le soin de la couvrir d’une bâche. Les cérémonies funéraires se déroulent bien jusqu'au moment de l’inhumation. Au cimetière où est conduite la dépouille mortelle du gendarme, un spectacle surprenant s’offre aux parents et connaissances venus l’accompagner à sa dernière demeure. En effet, un mouton de couleur rouge et vivant, est découvert dans la tombe. En plus de l’animal, des traces de sang, des aiguilles et des pièces d’argent s'y trouvent . Qui est l’auteur de cet acte étrange et quelles en sont les raisons ? Les commentaires vont bon train. L’idée que le mouton serait tombé par inadvertance dans la tombe est vite rejetée. Finalement, Boignon Gervais a été inhumé avec le mouton rouge et tout ce qui se trouvait dans sa tombe. Rituel ou pratique de sorcellerie, on se perd en conjectures.

Nouvelles de Côte d'ivoire -Je suis déboussolé!!!

J'ai un sérieux problème. Je viens d'apprendre une information qui pour moi est un véritable coup de massue sur la tête. En effet, une fille avec qui je sortais avant de béou pour le Canada est devenue rebelle. Quatre jours avant mon départ, on s'est retrouvé dans un petit Hotel de Po y pour un show inoubliable. Lorsque la rébellion a éclaté en 2002, j'ai perdu tout contact avec elle.Et voilà qu'un ami vient de m'informer qu'un moment après le 19 Septembre 2002, elle est allée rejoindre un de ses gars qui était dans la rébellion et depuis, elle n'est plus revenue à Abidjan.Si je comprends qu'elle ait pu rejoindre son gars à Bouaké car étant une gazeuse; j'ai par contre du mal à comprendre comment elle a pu devenir rebelle, elle-même. Je ne savais pas qu'elle mijotait un coup bizarre avec des gens au moment de nos galipettes.

mardi 8 juillet 2008

Cote d'ivoire : ABOBO : POUR UNE PROSTITUEE :Deux instituteurs ivres, se bagarrent dans un maquis.

(SoirInfo -- Mercredi le 11 Fevrier, 2004)-- Madeleine TANOU --
L'alcool a des corollaires bien souvent désagréables. Z. Marcel et P. Lazare l'ont démontré dans la nuit du samedi dernier 07 février à Abobo. Le jour des faits, les deux enseignants, sur invitation d'amis, se retrouvent pour une petite fête. L'alcool y coule à flots. Les deux hommes apparemment épuisés, que de rentrer chez eux à Yopougon, décident de poursuivre la partie de Bacchus dans un maquis. Toujours à Abobo. Là aussi, de nombreuses bouteilles de bière sont ingurgitées par les deux éducateurs qui semblent se lancer le défi de celui qui aurait plus de ressources pour tenir "la route". Aux environs de 21h, des dérives qui ne sont que la preuve patente de leur état d'ébriété, sont constatées dans leur comportement. S'ils n'entonnent pas à tue-tête et de la plus mauvaise manière les chansons à la mode, ils taquinent les serveuses dont ils se permettent de caresser au passage les rondeurs. Cette attitude d'homme de mauvaise éducation, coûte même une bonne baffe à P. Lazare. Mais cela ne lui dit rien du tout. Bien au contraire. Quelques instants plus tard, c'est son ami et collègue Marcel qui sort du maquis pour se soulager d'un besoin pressant. A son retour, il tient à ses bras une prostituée traînant là en quête de clients. Il installe la fille de joie à leur table et tente maladroitement de la séduire. Son ami en profite pour lui lancer, entre deux gorgées, qu'il est minable dragueur. Les deux hommes ivres, franchissent tout de suite le pas de la simple dérive langagière, pour s'empoigner comme des lutteurs de lointaines contrées. Tenant difficilement sur leurs jambes, ils se mettent à tout renverser non sans s'envoyer des coups qui chaque fois, manquent la cible. De bonnes volontés interviennent pour mettre un terme à leur ridicule bagarre. Entre temps, la prostituée pour laquelle ils se battaient, a profité de la confusion pour disparaître avec le portable de Lazare. Plus tard, les deux hommes sont expulsés du maquis. Et une fois dehors, ils continuent de se lancer des insanités tout en poursuivant le chemin ensemble. C'est cela les effets de l'alcool consommé sans modération.

lundi 7 juillet 2008

Nouvelles de Côte d'Ivoire: Un cercueil “désigne” ses “meurtriers”

Un cercueil “désigne” ses “meurtriers” :
Le lynchage entraîne un mort et une personne dans le coma

lundi 7 juillet 2008 - Par Fraternité Matin

Horrible est ce qui vient de se passer à Oghlwapo (Alépé). Le cadavre désigne ses “meurtriers”, la foule se déchaîne sur ceux-ci. Une femme, Mme Manda Dorcasse, âgée d’une soixantaine d’années, été lynchée samedi par les habitants de son village. Notamment ceux du quartier Domolon, selon plusieurs témoignages. Trois autres personnes parmi lesquelles deux hommes ont été également battues à sang. Ce sont MM. Ossoukou Raymond, âgé de 76 ans, planteur ; Kodja Djédji, 53 ans, planteur, et Mme Agré Sopie Martine, 73 ans, ménagère. Tous, dans un état très critique, ont été conduits le même jour à l’hôpital général d’Alépé par leurs parents, le corps de la défunte étant à la morgue du même établissement sanitaire. A l’origine, une affaire de sorcellerie. Disons plutôt, une affaire de cercueil. En effet, ces quatre vieillards auraient été désignés par le cercueil de Odi Kélié Hassane comme étant ses meurtriers. Ils l’auraient «bouffé» en sorcellerie. Le défunt en question est le fils de M. Kélié Odi, chef adjoint du village. Odi Kélié Hassane, 27 ans, précédemment étudiant en année de BTS, à Abidjan, y a trouvé la mort, le 21 Juin, des suites d’une courte maladie. Sa dépouille mortelle a été transférée au village (Oghlwapo) vendredi dernier. Une veillée s’en est suivie le même jour, jusqu’au petit matin. Ces «sorciers» qui n’ont aucun lien de parenté avec la famille du défunt, auraient été désignés, juste après la messe de requiem (la population y est majoritairement chrétienne). Précisément, à 11 heures, au moment où, six jeunes gens emmenaient le cercueil vers le corbillard, pour le cimetière. selon des témoignages le cercueil auraient évité le corbillard et foncé dans le village avec ses porteurs. Dame Manda, qui se trouve être la voisine du sous-chef, a été la première à être désignée. Pendant qu’on lui réglait son compte, les porteurs fouillaient dans les cours pour d’éventuels complices de la vieille femme. Ainsi, trois autres seront successivement désignés. Et à chaque fois, les jeunes du quartier auxquels se sont joints des parents de la victime (selon des témoignages), sanctionnaient les coupables du meurtre du fils du sous-chef. Ainsi, à l’aide de cailloux, morceaux de bois, machettes, de pelles, morceaux de brique…, ils ont assassiné sur le coup, une des deux femmes ; la première à être désignée. L’autre, dame Agré Martine, considérée comme morte par ses bourreaux, a été abandonnée alors qu’elle avait perdu connaissance. Elle était encore dans un coma profond samedi soir, à l’hôpital d’Alépé. Quant aux deux hommes, l’un d’entre eux, M. Kodja Djédji, a été défiguré par les jeunes déchaînés. Son corps, notamment sa tête, porte des blessures. M. Ossoukou Raymond (c’est le plus lucide parmi les victimes), lui, dit avoir reçu au bas ventre, un violent coup de pied d’un parent du défunt, un certain Lagou Clément. Son urine est mélangée de sang. Une sonde lui a été placée. Alertée par le sous-préfet, la brigade de gendarmerie d’Alépé a dépêché des agents sur les lieux pour un constat.Casimir DjezouEnvoyé spécial Une victime témoigne: “J’ai été battu à tort” Parmi les quatre victimes des atrocités qui se sont déroulées samedi à Oghlwapo, il y en a une qui a pu nous relater les circonstances de sa bastonnade. Les autres étant dans un état critique. Il s’agit de M. Ossoukou Raymond, âgé de 76 ans. Il a reçu un « violent » coup de pied d’un certain Lagou Clément, dans le bas-ventre. Une sonde lui a été posée à l’hôpital d’Alépé où il a été conduit par ses parents. Selon lui, il a été battu à tort. «Le cercueil ne m’a même pas désigné», affirme-t-il. Avant d’expliquer : «Nous étions nombreux à la place publique, en train de collecter les dons pour la famille éplorée. Subitement, nous avons aperçu le cercueil (porté bien entendu par des jeunes gens) venir vers nous. Tout le monde s’est alors levé. Une fois à notre niveau, le cercueil s’est mis à se dans faufiler la foule. Il ne m’a même pas touché. A ma grande surprise, un des parents du défunt, en la personne de Lagou Clément me prend par le col en me lançant: “C’est vous les vieux-là qui tuez les jeunes non» ! Je n’ai pas eu le temps de répondre qu’il a commencé à me rouer de coups. J’ai riposté en le tapant avec ma canne. Et les gens se sont interposés pour nous calmer. On m’a même aider à quitter les lieux. Mais, n’étant pas satisfait, Lagou Clément m’a suivi et a réussi à me donner un coup de pied dans le bas-ventre. Il a même promis de me tuer, dès qu’il me verra. Malheureusement, je n’ai personne pour me défendre». Mme N’Gninin Odile, fille d’une autre victime (celle qui est dans le coma), elle, indique qu’elle n’a rien à dire. Pour elle, si sa mère meurt, c’est que Dieu l’a rappelée auprès de lui. Elle dit ne pas savoir si sa mère est sorcière ou non. D’autant plus que ce sont des choses mystiques. Tout comme elle, tous les autres parents des victimes se refusent à tout commentaire. Peut-être par peur de représailles. C. Djezou Nestor Douon Ouohi (sous-préfet)“Il nous faut une brigade de gendarmerie” La sous-préfecture d’Oghlwapo, dans le département d’Alépé, est une zone véritablement confligène. Selon M. Nestor Douon Ouohi , le sous-préfet, les villages M’Batto ou Gwa sont constamment en conflit. Soit avec leurs voisins (Abouré ou Akyé), soit entre eux-mêmes. Et, ces conflits finissent toujours par des agressions et assassinats. Au point que les fêtes de génération ont disparu. Attitude qui, dira le sous-préfet, est en contradiction avec leur religion. Car c’est un peuple essentiellement chrétien. «A Oghlwapo par exemple, il y a au moins un prêtre par famille», a indiqué, samedi, M. Nestor Douon Ouohi. C’est pourquoi le sous-préfet souhaite que soit ouverte dans le chef lieu de sous-préfecture, une brigade de gendarmerie, afin de dissuader les esprits malsains et de protéger les populations. Revenant sur les faits de samedi (l’assassinat d’une dame et la bastonnade de trois autres), le sous-préfet a indiqué qu’il a demandé, dès son arrivée dans la localité l’an dernier, à travers une circulaire, que la pratique du «port de cercueil» soit supprimée. C. Djezou •Le chef adjoint décline toute responsabilité Notre surprise fut grande samedi, face à la réaction du chef adjoint du village de Oghlwapo, M. Kélié Odi, père de Odi Kélié, l’étudiant dont la mort est à la base de la barbarie. En effet, le chef adjoint, qui, par ailleurs assure l’intérim du chef, absent, dit ne pas être informé de l’assassinat d’une personne, sa voisine de surcroît, et des atrocités dont ont été victimes trois autres, pour avoir «bouffé» son fils. En dépit de toutes nos interrogations, M. Kelié, ses enfants ainsi que d’autres parents venus le soutenir, sont restés sur leur position. En soutenant mordicus n’être au courant de rien. En revanche, ils reconnaissent avoir perdu un des leurs dont l’enterrement vient de se faire. Le chef indique qu’il était dans la maison au moment où «les gens» emmenaient le corps au cimetière, conformément à la tradition. Et comme pour se ridiculiser, il y en a qui affirment même qu’ils viennent d’arriver. Alors que selon des témoins qui ont préféré garder l’anonymat, ils ne seraient pas du tout étrangers à tout ce qui s’est passé samedi. Au regard de cet imbroglio, (on peut qualifier la situation ainsi) on est fondé à s’interroger sur les vraies raisons de l’assassinat de dame Manda, la voisine du chef adjoint, et de la bastonnade des trois autres. Qui, rappelons-le, ne font pas partie de la famille Kélié. Même les porteurs du cercueil étaient introuvables dans le village pendant tout le temps que nous y avons passé (environ 4 heures). Où, personne ne veut en parler, encore moins assumer quoi que ce soit. Toutefois, M. Kélié Odi rappellera qu’Odi Kélié est son deuxième enfant sur douze qu’il perd en moins d’un an. Et qu’en plus, outre son fils décédé le 21 juin, il a perdu un cousin dans le même village, le 22 juin. Il …n’en dira pas plus.
C. Djezou

Nouvelles de Cote d'Ivoire :Un commerçant et sa cliente surpris en pleins ébats sexuels

Un commerçant et sa cliente surpris en pleins ébats sexuels
Soir Info - 9/25/2003 10:07:00 AM
Un véritable scandale a mis en branle le 15 septembre dernier les environs de la gare Stif à Adjamé. Un couple a été surpris en train de se livrer à un acte sexuel dans un magasin de vente de dessous et de vêtements féminins. Lieu pourtant peu indiqué pour s'adonner à de telles galipettes. A en croire les témoignages, la jeune fille connue sous le nom de Assita, a l'habitude d'acheter des dessous et des vêtements dans un magasin tenu par un ressortissant nigérian à Adjamé. Le jour des faits, c'est aux environs de 15h, qu'elle se présente devant le magasin en question. Il n'y a pas d'affluence. Les temps en cette veille de la rentrée scolaire, étant très durs. C'est donc Assita qui est la seule cliente à cette heure-là. Elle est toute admirative devant un nouvel arrivage de vêtements pour jeunes filles exposés devant le magasin. Particulièrement devant, ceux dénommés "Body". Mais le problème, c'est qu'elle n'a pas d'argent pour s'en acheter. On la voit parlementer avec le jeune vendeur qui tient le commerce en l'absence de son patron, qui est allé faire des courses. Assita souhaiterait acquérir l'article de son choix à crédit. Ce qui ne plaît visiblement pas au jeune vendeur. Etant apparemment plus ou moins amis, ils continuent tout de même de discuter. Puis après, on les voit entrer dans le magasin. Ont-ils enfin trouvé un accord ? Eux seuls le savent. Mais toujours est-il que la nature de cet accord sera mis au grand jour les instants d'après. Une heure durant selon les témoins, on ne voit pas le vendeur et la cliente ressortir du magasin. C'est en ce moment qu'arrive le propriétaire des lieux. Mais lorsqu'il accède à l'intérieur de son commerce, on l'entend pousser un cri strident. Que se passe-t-il ? C'est pour le savoir que les badauds accourent. C'est que le propriétaire vient de surprendre son jeune employé et Assita qui pratiquement nus, sont à présent en train de s'habiller très rapidement. On comprend aisément ce à quoi ils étaient en train de s'adonner. Ecœuré de constater que son magasin a servi "d'hôtel de passe", le maître des lieux se jette sur son employé et le tabasse copieusement. Il n'épargne pas non plus Assita qu'il expédie au sol d'une gifle bien appuyée. Puis il les jette dehors comme des malpropres. Les livrant ainsi à la vindicte populaire. Les indignes amants au curieux fantasme, sont molestés par une foule déchaînée les conspuant. La jeune fille toute honteuse et en larmes, est malmenée. Les badauds lui arrachent de force le sachet contenant le "body" qu'elle venait d'acquérir à la sueur de ce qu'on imagine. Son calvaire dure un bon moment avant que deux gendarmes de passage, ne la tirent d'un lynchage qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques certaines. Ils la font monter dans leur véhicule avant de quitter les lieux en trombe.